Tous les articles par Annie Bacon

Erreur ou poésie?

Dans une école cette semaine, une élève m’a prononcé cette phrase terrifiante au sujet du 2e Tome des Chroniques post-apocalyptiques : « madame, il y a une erreur dans votre livre. »

Le livre est sorti depuis plus de 5 ans, et c’était la première fois qu’on me le disait. Elle avait raison, en plus. Voici le passage

Page 40 :

Tout le monde est d’accord : l’expression est plutôt « Pour un oui, pour un non ». Que j’ai pu faire moi-même une telle faute ne m’étonne pas du tout; je ne suis pas douée en orthographe. Que l’éditeur et la réviseure aient laissé passer l’erreur tous les deux est un peu plus surprenant.

En y réfléchissant, une hypothèse m’est apparue : et s’ils avaient cru que j’ai fait exprès?

Les chroniques ont une écriture poétique, remplie de figures de style. Le fait que le paragraphe parle de « nom » et de « surnoms » rend la possibilité d’un jeu littéraire crédible.

Cette idée me fait voir l’erreur d’un autre œil et me laisse avec un grand dilemme : est-ce que je fais corriger la faute pour les prochaines impressions, ou est-ce que j’assume la poésie un peu malhabile de mon subconscient?

Que feriez-vous à ma place?

Une pierre à l’édifice

En animation dans la bibliothèque du collège Esther Blondin

J’ai une particulièrement grosse saison d’animations scolaires cet hiver-printemps. C’est quelque chose qu’il m’a fallu apprivoiser au début de ma carrière, mais j’y suis non seulement de plus en plus à l’aise, mais de plus en plus investie. Je deviens accros à cette relation qui se tisse avec les jeunes, même dans le court laps de temps pour lequel je les rencontre. Je suis fière de celui qui, après deux mauvaises réponses, en a enfin donné la bonne. Je me réjouis lorsqu’un plus timide ose enfin lever la main. Je discipline, aussi. J’ai appris, avec le temps, à « tenir une classe » comme disent les professeurs.

Parfois, lorsqu’un comportement ou une remarque vient heurter mes sensibilités, je fais une mini-intervention un peu plus sérieuse. Cette semaine, par exemple, j’ai fait une parenthèse pour tenter une prise de conscience après qu’un élève de 4e année se soit pensé cool de dire que « sadique », c’est une belle qualité.

J’en ressors toujours très satisfaite… j’ai l’impression d’avoir été utile, d’avoir fait une différence. Je ne suis pas dupe : je sais pertinemment que mon intervention ne changera pas à elle seule le comportement de ces jeunes. Par contre, elle ajoute une pierre à l’édifice de leur éducation.

D’autres adultes, professeurs, bibliothécaires, parents, coachs, mentors, ajouteront leurs pierres au fil du temps. C’est l’accumulation qui fera, à la longue, pencher la balance.

C’est un peu ce que veut dire le proverbe « ça prend un village pour élever un enfant ».

Je suis fière, avec mes livres et mes animations, de faire partie de ce village.

Extrait de ma nouvelle littéraire de sorcière!

Il est sorti un peu d’avance, prenant tout le monde par surprise, voilà donc le temps de vous parler de la nouvelle que j’ai écrite pour le collectif « Sorcellerie » paru la semaine dernière chez Héritage Jeunesse.

Bien que le titre soit « Comment Amélie Langlois-Lévesque ramena la magie sur Terre », le héros est un crapaud, puisque, comme je l’explique dans mon texte, « c’est ainsi depuis la nuit des temps dans les livres historiques : les auteurs préfèrent donner la gloire à ceux qui leur ressemblent. Et puis, un crapaud, comme héros, ce n’est pas sérieux ! Vous oseriez, vous, écrire une histoire de batracien à votre examen du Ministère ? »

Vous l’aurez compris, avec cette histoire, j’ai osé l’humour! C’est ce qui est bien avec les nouvelles littéraires : elles permettent de tester des choses! Je me suis également fait plaisir avec un narrateur omniscient, mais avec une personnalité très marquée. J’en rêvais depuis que j’avais lu Le funeste destin des  Baudelaire, une de mes séries jeunesse préférées.

Ça donne quelque chose comme ça (extrait):

« Tout a commencé près d’un parc où avaient lieu des lectures de contes pour les enfants du quartier. Dans le petit bois en pourtour, quelques crapauds tendaient l’oreille, cachés sous les feuilles mortes.

Vous me direz que les batraciens n’ont pas de pavillon externe à étirer pour mieux entendre les bruits ? Ils n’en écoutaient pas moins les histoires pour autant.

Parmi eux, le plus attentif était Côa-Le-Borgne. Il portait ce nom depuis qu’il avait perdu son oeil droit lors d’une rencontre avec une couleuvre. Comme ce handicap compliquait sa recherche de nourriture, il était si maigre que les autres habitants du boisé le traitaient de grenouille, ou, pire encore, de rainette.

Cette mise à l’écart l’avait rendu ambitieux. Il désirait prouver à tous qu’il était le plus crapaud de tous les crapauds du boisé. Est-ce que le degré de crapauditude se compare et se compte de manière mathématique, me demanderez-vous ? Peu importe, puisque c’était le ressenti de Côa-Le-Borgne et que ce sentiment le poussait à transformer les histoires entendues en grands rêves. Pendant que tous ses camarades espéraient être un jour embrassés par une princesse, Côa-Le-Borgne n’avait qu’une seule idée en tête : devenir l’animal de compagnie d’une sorcière. »

La prochaine fois, je vous parle de l’erreur qu’on a attrapée dès la première version (merci Louise-Catherine Bergeron)… et de celle qui s’est glissée juste avant l’impression (oups!).

Trois créatures à rencontrer dans le prochain Camp de jour!

Le deuxième tome de Camp de jour, soit Le cri du béhémoth, sort dans moins de deux semaines! J’en profite pour vous offrir, en primeur, quelques illustrations intérieures faites par Camille Maestracci et vous présenter par la même occasion trois des nouvelles créatures féériques que nos Joyeux Passagers rencontreront au cours de cette aventure!

Un sphinx
Celui-ci s’appelle Ahmosis et est président d’une compagnie pharmaceutique installée au treizième étage d’une tour de bureau de centre-ville. Ses employés sont tous des chats sans poils et il adore poser des énigmes, que j’ai dû inventer pour l’occasion!

Des salamandres à six pattesCapable de vivre dans les flammes, ce petit reptile est très utile en hiver! Il suffit d’en placer un près d’une source de chaleur pendant quelques heures pour ensuite l’utiliser comme chauffe-bottes ou chauffe-mitaines!

Des gremlinsPourquoi voler à prix d’or sur Air Canada lorsqu’on peut utiliser la ligne aérienne des gremlins, dans laquelle les vieux jouets électroniques sont acceptés en paiements! Les règles à bord sont strictes et les punitions sévères… mais pour le prix, c’est ce qu’on fait de mieux!

2026 : année de suites… et de déménagement!!!

Grosse année en vue pour moi et les miens! Si tout va bien, nous quitterons Montréal cet été pour  habiter la capitale nationale ! Notre chez-nous est en vente, nous avons commencé à visiter des maisons… c’est un projet en cours, même s’il n’est pas finalisé!

Je risque de vous en parler à plusieurs reprises dans les douze prochains mois, puisque je serai en mode « publicité » pour informer les professeurs de la région que je suis disponible pour des animations scolaires.

Au niveau professionnel, voici ce qui se passera en 2026 :

Publications :
Deux publications très très bientôt et peut-être deux autres à l’automne!

Le dernier est plus qu’incertain! Dison que si c’était un cheval de course, je ne miserais pas dessus! Ns vous inquiétez pas de l’absence du tome 2 de Paul Thibault, il est toujours prévu… juste retardé au printemps 2027. Il en vaudra la peine, croyez-moi!

Écriture :
Je m’y remets dès ce lundi, à raison de deux à trois jours par semaine, selon mes animations scolaires. Après deux semaines de vacances, j’ai plutôt hâte!

  • Camp de jour T3 : la cité des elfes, La Bagnole
  • Projet de roman gothique et allégorique* pour les 8-10 ans.
  • Possibilité de projets de séries ou films d’animation
  • Pétronille T8 ????

Le premier est en cours, avec déjà 15 000 mots au compteur sur un premier jet. Le second est une toute nouvelle idée qui me trotte en tête depuis deux semaines… après m’être plaint qu’il ne m’en restait plus en réserve! Les deux derniers sont purement spéculatifs!

Événements :
Le déménagement est le plus gros événement de mon année! En prévision, je risque d’être présente plusieurs jours au Salon International du livre de Québec! Un petit tour à celui de Trois Rivières, peut-être, aussi!

Souhaits pour l’année :
Mon plus grand souhait pour 2026 est de trouver une maison que j’aime dans ma nouvelle ville d’adoption! D’y être bien accueillie, aussi! Les animations constituent une part importante de mes revenus, et je ne peux qu’espérer que les professeurs de la région auront envie de m’inviter à partager ma passion pour l’écriture avec leurs élèves.

En espérant que l’année qui s’en vient nous permettra de nous rencontrer, d’échanger, de partager des moments réels autant que virtuels. Je vous souhaite à tous une année 2026 remplie des lectures passionnantes et bouleversantes!

 

* Gothallégorique? Allégothique? TimBurtonesque? Fantastico-mélancolique? J’ai des mois pour y penser!

Bilan 2025 : Une année de renouveau!

Dans mon billet des prédictions pour l’année, je me souhaitais des lecteurs… et mon souhait a été exaucé! Entre Camp de jour qui a reçu plus d’attention qu’un de mes livres n’en avait eu depuis les chroniques, Pétronille qui réussit à renouveler son lectorat, et les chroniques qui sont étudiées dans de plus en plus d’écoles, l’année 2025 m’a gâtée! J’ai même eu droit à cette consécration dont je rêvais depuis longtemps : ma première file d’attente derrière cordon dans un Salon du livre!

Dans un milieu qui offre des hauts et des bas, cette année, ma carrière va très bien! D’autant plus que j’ai signé avec un nouvel éditeur et que j’ai bon espoir que Continent-Stratus n’a pas fini son petit bonhomme de chemin… comme le prouve cette critique parue cette semaine.

Publications :
Exactement les trois publications prévues sont sorties, soit :

Les deux collectifs mentionnés dans mon billet de prédictions ne sont pas encore sur les tablettes, mais l’un des deux, Les nouvelles fantastiques : sorcellerie, est officiellement annoncé pour le tout début de l’année prochaine!

Écriture :
J’aurais pu écrire, en titre de ce billet, que c’était l’année de Camp de jour, puisqu’en plus de la publication du premier tome, j’ai écrit les deux suites! Bon… presque, puisque le tome 3 n’est pas terminé.

  • Camp de jour tome 2 : Le cri du béhémoth (La Bagnole)
  • Pétronille inc. T7 : Larmes de yéti non salées (Druide)
  • Camp de jour tome 3 : La cité des elfes (La Bagnole)

Dans mes prédictions 2025, j’avais écrit « on peut rêver » à côté de la possibilité d’écrire un septième tome de Pétronille…rêve aujourd’hui réalisé! Après avoir considéré arrêter la série, l’équipe de Druide a décidé d’y croire plus fort que jamais et de donner le feu vert à cette suite!

Autres projets :
J’ai aussi travaillé sur des projets d’animations et sur trois textes de pige, dont le projet Dis-moi dix mots dont il faudrait bien que je vous parle en détail un jour!

Ajoutez à ça mon calendrier d’animations qui est toujours aussi plein depuis trois ans, et on peut dire que je ne me suis pas ennuyée!

Rendez-vous en début 2026 pour voir ce qui m’attend pour le futur proche, et de joyeuses fêtes à vous tous en attendant!

Mon hiver personnel

J’ai lu cet article, intitulé The harvest will come, cette semaine, et il m’a fait un grand bien. Il parle de l’idée d’accepter que les êtres humains, comme la nature, vivent différentes saisons et que la productivité perpétuelle est utopique. Des fois, les idées viennent, l’énergie est là, c’est l’été. Mais parfois, il faut laisser la terre en dormance pour que revienne le printemps.

J’avais grandement besoin de lire ces mots, puisque c’est sur le point de m’arriver.
Présentement, j’écris le tome 3 de Camps de jour non parce qu’il est dû, mais bien parce que je n’ai rien d’autre à écrire. Mon cerveau est habituellement en avance d’une histoire. Il garde une idée bien au chaud, la laissant macérer le temps de terminer le manuscrit en cours.

Pas cette fois.

Je suis dans une passe où j’ai l’impression que tout a déjà été écrit, été dit. Des idées passent, mais aucune ne retient mon attention.

Tant que je n’ai pas terminé mon manuscrit en cours, je peux étirer l’automne, mais ça ne durera pas éternellement. Je dois me faire à l’idée qu’un hiver personnel est à ma porte.

Je dois me préparer à être bienveillante avec moi-même.

Et surtout, me rappeler que ce n’est pas un état permanent.

Mon imaginaire prend vie dans Montréal Est

Je vous avais parlé il y a quelques semaines de ce projet fou de la ville de Montréal-Est de mettre une plaque sur le Tilleur d’Amérique que j’ai identifié comme étant un « Arbre de vie » dans mon roman Camp de jour.

Tadam!

Photo officielle avec la directrice (tout à droite) le directeur adjoint (tout à gauche) ainsi que la bibliothécaire Guylaine Blais. Il n’y manque que Vanessa Gendron, Agente aux communications de Montréal-Est. Je les remercie chaleureusement tous les quatre d’avoir mené ce projet et de l’avoir rendu possible!

La plaque a été posée et inaugurée il y a deux semaines à l’école Saint-Octave. J’en ai profité pour lire un extrait du roman aux élèves, et répondre à quelques-unes de leurs questions.

Vous trouverez plus de détail dans la publication Facebook officielle de la ville.

C’est complètement fou, pour moi, que de voir quelque chose que j’ai inventé dans un de mes livres se matérialiser dans la « vraie vie »! Je ne peux qu’espérer qu’il y en aura d’autres!

Des amours de sorcinettes

Cœur en crochet offert par une adorable lectrice et qui orne désormais mon sac à dos!

Le Salon du livre de Montréal (SLM pour les intimes) est terminé, et je crois que ce fut mon plus merveilleux en carrière! Plusieurs jeunes ayant lu le premier tome des chroniques post-apocalyptiques à l’école ont ramassé les tomes 2 et 3 par plaisir, et j’ai eu droit à La Bagnole, grande première pour moi, à un cordon de gestion de file pour s’assurer que les familles venues me rencontrer en début de séance ne gênent pas la circulation!

POURTANT, l’étoile du Salon va aux lecteurs (et surtout lectrices!) de Pétronille inc.!
Que ces soit les toutes jeunes sorcinettes excitées à l’idée de découvrir la série à travers l’album en lecture du soir, les sorcélèves venues faire signer les exemplaires amenés de la maison, ou les grandes désirant un signet nostalgique en souvenir de de leurs « années Pétronilles », vous avez transformé mon Salon du livre en explosion de bonheur!

J’ai déjà trop hâte de vous présenter le 7e tome l’année prochaine!

C’est un rendez-vous!