Tout de suite après le Salon International du livre de Québec (SILQ pour les intimes), mon mari est venu me retrouver en train et nous avons visité deux maisons.
Après une bonne quinzaine de visites effectuées depuis le début de l’hiver, cette fois a enfin été la bonne!
Une maison « avec des tas de fenêtre, avec presque pas de murs, et qu’il fera bon y être », comme le dit si bien Jacques Brel, avec la différence que dans notre cas, c’est plus que peut-être : l’offre est acceptée, les conditions remplies, le notaire et les déménageurs réservés.
À partir de cet été, je serai une fière résidente du quartier Saint-Louis!
Montréal m’a inspiré deux séries (Les Chroniques Post-Apocalyptiques et Camp de jour). Seul le futur nous dira ce que m’inspirera la ville de Québec!
Au Salon du livre de Québec, j’ai eu le grand plaisir de me procurer le second roman de Joël Martin, collègue auteur de chez Druide, Louve igunaq (à
droite).
J’avais adoré son premier, Furet Massala, et me souviens m’être dit qu’avec une telle plume, il pourrait me raconter les pages jaunes et que j’embarquerais dans l’aventure. En littérature, on parle souvent du style, de la « voix » d’un auteur. Celle de Joel Martin est unique : orale mais moderne, truffé de références pop culture, de dérives poétiques et de détournements de mots.
La première page du tome 1, pour vous donner une idée.
Le résultat est dense sans jamais être hermétique, mais surtout drôle, touchant, déjanté.
Son héros se cherche entre Legardeur et le reste de la planète, en Inde pour le premier tome, au Yukon (qu’il appelle son « Clounedike ») dans le second. Il raconte ses frasques de jeune adulte à la dérive en se rêvant un monde intérieur lorsque le réel devient trop difficile à naviguer.
C’est original, particulier. Pas nécessairement pour tout le monde… mais ceux qui aiment aimeront follement!
Lucas Duquette, héros de la campagne de cette année, et survivant d’un cancer du sang
Cette année, mon mari (Sébastien Provencher) a décidé de s’impliquer dans la campagne de financement de la Société de leucémie et lymphome du Canada. Comme ma propre mère est morte d’un de ces cancers, c’est un geste qui me touche beaucoup, et une cause à laquelle j’ai envie de participer moi aussi.
La campagne permet d’offrir de son temps pour remercier les gens qui contribuent, un peu comme dans une campagne Kickstarter dans laquelle tu peux choisir des privilèges.
J’en offre deux :
Pour un don de 100$, je me rends disponible comme première lectrice pour un manuscrit de roman jeunesse
Pour un don de 250$ je propose une animation scolaire, en présentiel ou en virtuel selon la région, dans une classe d’école primaire votre choix (celle de vos enfants, par exemple) à partir de 3e année.
Et si vous préférez donner de votre temps et de vos compétences, vous pouvez également offrir un privilège à votre tour, et inviter votre réseau à s’y inscrire!
Photo prise sur l’Instagram des Éditions de la Bagnole
Il arrive souvent, en salon du livre, qu’on se retrouve à signer à côté de personnes beaucoup plus connues que nous. J’ai déjà signé au même kiosque que Christine Brouillette par exemple, ou à côté de Laurent Paquin.
En fin de semaine, au Salon du livre de Québec, j’ai signé à la même table que Yves P. Pelletier.
Étant de la génération RBO, capable encore aujourd’hui de réciter plusieurs sketchs par cœur, j’ai écrit à mes copines de l’époque une fois la séance terminée pour leur raconter ma rencontre. « As-tu pris un selfie »? m’ont-elles demandé.
Non, je n’ai pas pris de selfies. Comme je ne lui ai pas parlé d’à quel point il a marqué ma jeunesse.
Assis côte à côte dans un salon du livre, nous sommes des collègues, quel que soit le degré de notoriété d’un ou de l’autre. Il a passé l’heure entière à se faire donner tout plein d’amour par ses fans et futurs lecteurs, il n’avait pas besoin que j’en rajoute. Moi, je suis là pour jaser durant les temps morts, pour l’écouter parler de ce qu’il vit comme auteur jeunesse et pour partager des anecdotes du métier à mon tour. Comme avec n’importe quel autre auteur jeunesse.
Il me semble qu’à sa place, c’est comme ça que j’aimerais être traitée dans la situation.
(Ce qui ne m’a pas empêché de jubiler intérieurement lorsqu’un tout jeune lecteur lui a demandé de faire un extrait de Génie en herbes et qu’il a fait mine d’appuyer sur un buzzer invisible en disant « euh… Bo Derek ».)
Monsieur Pelletier, si ce billet se rend jusqu’à vous, ce fut un plaisir que de signer à vos côtés et je souhaite tout le succès du monde à votre Hubert!
À partir de de septembre 2026, mes animations scolaires seront donc disponibles dans la grande région de Québec, jusqu’à une distance d’une heure de route, environ, de la capitale.
Mon calendrier, bien plein à Montréal, se retrouvera sans doute un peu vide à mon arrivée à Québec! Je compte donc sur vous pour passer les mots à tous les professeurs de votre entourage! J’aurai des cartes-postales à distribuer durant tout le salon, et mes fiches complètes d’animations sont disponible en téléchargement ici:
Animation au primaire: pour les classes de 3e à 6e année.
J’ai appris cette semaine la mort du Bédéiste Hermann.
J’en ai été très attristée, car c’est un des bédéistes qui a marqué le parcours de mon imaginaire. Une de ses séries les moins connues, Nic, est probablement la plus proche de mes sensibilités habituelles. Elle plonge dans le monde onirique des rêves d’un jeune garçon. Je l’ai lu dans les recueils Spirou lorsque j’étais toute petite.
Mais de manière surprenante, ce sont deux séries westerns qui m’ont le plus inspiré! La première, Comanche, est une série classique de cow-boy. La seconde, Jeremiah, est plus post-apocalyptique, mais tout de même résolument ancrée dans les thèmes du Far Ouest.
Ces deux séries de Herman ont été les pierres angulaires de la formation de mes romans Le Soutermonde. Je voulais donc lui rendre hommage ici! Merci, Hermann, pour les fantastiques histoires que tu nous as offertes. Elles continuent de vivre dans ma tête, dans mon cœur, et dans mes histoires aussi.
Cette semaine, un élève m’a demandé pourquoi j’avais mis la chanson « Plus rien » des Cowboys Fringants dans le premier tome des Chroniques post-apocalyptiques. Je lui ai parlé de mon amour de la musique francophone et de mon désir de faire découvrir cette culture à mes lecteurs.
Ça m’a rappelé que j’avais monté, il y a deux ans, une liste de chansons en lien avec la fin du monde, pour les professeurs qui montent des projets autour de cette série. J’ai eu envie de vous la repartager…
Il y avait longtemps que je n’avais pas fait de lancement, et samedi, il faut l’avouer, j’ai été gâtée! Louise-Catherine Bergeron, Roxane Turcotte et l’équipe des éditions Héritage en ont organisé un pour notre collectif Sorcellerie à la librairie Monet!
Quelques points forts du lancement :
Il y avait un buffet de bonbons! L’initiative a été très populaire, tant auprès des petits que des grands!
Louise-Catherine avait préparé un questionnaire avec des jeux, que chaque enfant pouvait remplir pour gagner des prix! Roxane Turcotte a animé le tout, c’était génial! Mon jeu préféré : on lisait de très courts extraits des nouvelles et les participants devaient associer chaque extrait à son titre. Avec Sarah Degonse, a eu tout bon… en trichant à peine!
Passer quelques heures à la librairie Monet est toujours un plaisir! Pour son énorme inventaire jeunesse, et pour discuter avec ses libraires! J’ai regretté de ne pas être arrivée avec plus d’avance pour en profiter et bouquiner!
Et surtout, quel bonheur que de pouvoir échanger avec mes collègues autrices-sorcières! Les trois déjà mentionnées, auxquelles s’ajoutent Pierrette Dubé et Chantal Beauregard. C’est quand même fou les liens qui se tissent entre nous alors qu’on se voit, en fait, si peu souvent! On devrait créer plus d’événements pour se voir!
Un énorme merci aux organisateurs pour avoir tout planifié, à la librairie Monet pour nous avoir si bien reçus, et finalement à tous ceux (nombreux!!) qui se sont déplacés pour venir nous voir!
Vous me donnez presque envie d’organiser un lancement pour la sortie du 7e Pétronille Inc. à l’automne!
« La véritable surprise est que l’auteur n’a pas beaucoup de contrôle sur la couverture. On peut partager notre vision, suggérer des illustrations, donner des noms d’illustrateurs… mais ce sont véritablement l’éditeur et le directeur artistique (quand il y en a un) qui dirigeront le travail de l’illustrateur et du graphiste. »
Si c’est une vérité théorique, la réalité sur le terrain diffère selon les éditeurs! Par exemple, cette semaine, j’ai reçu ces esquisses de Boumpour la couverture du Tome 7 de Pétronille:
Excitant, non?
Mon éditrice m’a listé ses préférées, je lui ai répondu avec les miennes et c’est ensemble qu’on a fait le choix!
Vous voulez savoir laquelle a été choisie? Vous devrez attendre le dévoilement de la couverture finale!
Vous pouvez essayer de deviner… mais avouons-le: il n’y a pas de mauvais choix! Chaque esquisse à ses mérites!
En demandant à Google s’il y avait de nouvelles critiques de La légende de Paul Thibault, je suis tombée sur le site www.mieuxenseigner.ca dans lequel les professeurs partagent leurs idées et planification de projets scolaires.
J’y ajoute la suggestion suivante : une amie professeure (coucou Pascale), se déguise en bucheron et installe ses élèves autour d’un simili feu de camp fait de buches et de lumières de Noël clignotantes pour raconter les trois histoires. Les plus zélés y ajouteront des guimauves!
Alors, en attendant le deuxième Tome, Le printemps de Paul Thibault, qui ne sortira qu’en 2027, revêtez votre plus belle chemise carreautée et rassemblez vos élèves pour une heure de conte et légende haute en couleur!