
Il arrive souvent, en salon du livre, qu’on se retrouve à signer à côté de personnes beaucoup plus connues que nous. J’ai déjà signé au même kiosque que Christine Brouillette par exemple, ou à côté de Laurent Paquin.
En fin de semaine, au Salon du livre de Québec, j’ai signé à la même table que Yves P. Pelletier.
Étant de la génération RBO, capable encore aujourd’hui de réciter plusieurs sketchs par cœur, j’ai écrit à mes copines de l’époque une fois la séance terminée pour leur raconter ma rencontre. « As-tu pris un selfie »? m’ont-elles demandé.
Non, je n’ai pas pris de selfies. Comme je ne lui ai pas parlé d’à quel point il a marqué ma jeunesse.
Assis côte à côte dans un salon du livre, nous sommes des collègues, quel que soit le degré de notoriété d’un ou de l’autre. Il a passé l’heure entière à se faire donner tout plein d’amour par ses fans et futurs lecteurs, il n’avait pas besoin que j’en rajoute. Moi, je suis là pour jaser durant les temps morts, pour l’écouter parler de ce qu’il vit comme auteur jeunesse et pour partager des anecdotes du métier à mon tour. Comme avec n’importe quel autre auteur jeunesse.
Il me semble qu’à sa place, c’est comme ça que j’aimerais être traitée dans la situation.
(Ce qui ne m’a pas empêché de jubiler intérieurement lorsqu’un tout jeune lecteur lui a demandé de faire un extrait de Génie en herbes et qu’il a fait mine d’appuyer sur un buzzer invisible en disant « euh… Bo Derek ».)
Monsieur Pelletier, si ce billet se rend jusqu’à vous, ce fut un plaisir que de signer à vos côtés et je souhaite tout le succès du monde à votre Hubert!
Je profite de ma
J’ai appris cette semaine la mort du Bédéiste 



Excitant, non?


