Ma fille est revenue de l’école avec un « sac à dos de lecture », soit un sac en forme de toutou contenant un livre, un jeu associé au livre, et une consigne pour les parents d’utiliser le tout avec l’enfant à l’intérieur de deux jours. Des lectures obligatoires, en pré-maternelle? Pourquoi pas!!! Il n’est jamais trop tôt!
Avec beaucoup d’enthousiasme, j’ai pris ma puce sur mes genoux et j’ai sorti ladite lecture obligatoire. Mon enthousiasme a fondu devant le titre : « Caca Boudin ». Si la situation avait été tout autre, j’aurais déposé le livre immédiatement pour le remplacer par un autre, mais : lecture obligatoire. Si je veux que ma fille se tape L’étranger de Camus comme tout le monde au secondaire, mieux vaut montrer l’exemple, et accepter le choix du professeur! Sait-on jamais, peut-être que le contenu sera plus impressionnant que le contenant. En gros : un petit lapin ne sait dire que « Caca Boudin ». Il se fait manger par un loup, ressort, et, SPOILER ALERT, sait maintenant dire « Prout ». Un coup de cœur Renaud-Bray. Rien de moins.
Évidemment, ma fille a adoré!
Loin de moi l’idée de me lancer dans le grand débat « classique contre pop » qui a sévi dans les blogues et les médias dans les derniers mois. Je n’oserai en fait même pas dire que c’est une aberration que de tels livres soient publiés. Il en faut pour tous les goûts. Par contre, je me lève haut et fort pour contester contre cette culture du « give them what they want ». C’est évident que les enfants aiment les « joke de pet »! Mais, croyez-moi, ils n’ont pas besoins d’aide pour s’initier à cette forme d’humour! Déjà qu’il est impossible depuis quelques années de voir un film pour enfant sans qu’il y ait présence de rot, pet, ou même vomi (un gros merci à Shrek qui a parti la mode!), si la littérature s’y met, on n’est pas sorti de l’auberge.
Je vous laisse sur la couverture de cet autre titre, tout aussi aberrant :










