Et voilà, tous les papiers sont en ordre, et tous les intervenants (moi y compris) bien excités de se mettre à la tâche : Les Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage sortira chez Bayard Canada à l’automne 2016!
Il faut dire que c’était la troisième fois que Bayard se montrait intéressé à un de mes livres! La première fois, c’était pour mon tout premier, Les Naufragés de Chélon. L’éditeur d’alors avait pris le temps de me parler au téléphone, moi qui n’avais jamais rien publié, mais avait finalement décidé de passer son tour.
Ensuite, il y a eu L’encyclopédie du merveilleux urbain pour lequel j’ai eu droit à une rencontre en personne dans leurs bureaux. Encore cette fois, l’intérêt, pourtant palpable, ne s’était pas rendu jusqu’à une offre. (Le « quatrième » dans le poème résumant cette aventure de publication)
Cette fois, j’avais ciblé Bayard parce que mon manuscrit était particulièrement court pour le public cible (10 000 mots, soit un demi Victor Cordi), des caractéristiques qui correspondaient parfaitement à leur collection « Zebre » pour laquelle j’ai un grand respect.
Ne connaissant pas personnellement l’éditeur jeunesse, je lui ai écrit un courriel timide, du genre : je m’appelle X, je suis l’auteur de la série Y. La réponse m’est venue très réconfortante (et, avouons-le, très bonne pour l’égo!) : bien sûr qu’ils savaient qui j’étais!
Un mois plus tard, Nicholas Aumais m’appelait pour me décrire exactement le fantasme dont je rêve à chaque fois que j’envoie un manuscrit à un éditeur : après lecture, il serait entré dans les bureaux de la section jeunesse en demandant à tout le monde de tout arrêter pour lire mon manuscrit à la place! Et si c’est plutôt Maxime Bélanger qui prend la relève comme éditeur jeunesse, ma rencontre avec lui m’a démontré non seulement que son intérêt pour mon manuscrit est aussi grand que celui de Nicholas, mais aussi que nos longueures d’ondes sont en parfait synchronisme!
La troisième fois aura été la bonne!




Habitat : Les dessous de divan à ressorts. Ils ont une nette préférence pour les divans posés sur les planchers de bois franc.
Durant les animations scolaires, lorsque je parle des dernières étapes vers la publication, des élèves me demandent quelques fois qu’est-ce que je fais si plus d’un éditeur est intéressé par mon manuscrit. Je leur réponds invariablement : « Alors, vous avez ce qu’on appelle un beau problème! »


L’été achève, et
Les
Ils ont également traduit plusieurs Robert Munsch! Mon coup de cœur : Le bébé, ci-contre, qui m’a fait rire aux éclats, toute adulte que je suis!




Ma plus grande n’a pas hésité une seule seconde avant de pointer ce livre dans sa bibliothèque. 