Ça y est, le plan est terminé, on commence l’écriture. J’ai un rythme habituel d’environ 1000 mots par jours, ce qui n’est ni énorme ni minuscule, si je me compare aux autres. J’y passe la matinée, de 9h à 12h environ, à condition de ne pas avoir d’animations scolaires.
L’important au début de l’écriture, c’est de bien trouver le temps, le narrateur, et le ton. J’ai déjà ré-écrit le premier chapitre d’un roman (Le Soutermonde) trois fois avant de trouver la bonne combinaison.
Pour Limbo-Cumulus, je retourne au style des Chroniques post-apocalyptiques, sous le conseil de mon éditeur qui s’étonnait que je n’utilise pas plus souvent cette plume.
Ce qui veut dire tout d’abord:
- Narrateur omniscient
- Texte à la 3e personne
- Temps de verbe au présent
Mais aussi :
- Des répétitions volontaires
- Quelques phrases courtes, parfois sans verbe
- Des passages de paragraphes rapides
- Un rythme qui « punch »
Et voici ce que ça donne pour les 100 premiers mots :
Chapitre 1
Le bruit de la porte qui claque est si satisfaisant que Philippe-Antoine, dit Filou, la rouvre et la ferme à nouveau, avec plus de force.
La voix de sa mère retentit aussitôt : « Et ne sors pas avant de t’être calmé »!
Il y a de la colère dans sa voix, presque autant que dans le bruit de la porte qui claque.
Il faut dire que Filou a cassé l’écran de l’ordinateur familial, celui que sa mère a acheté à Noël avec l’argent de son bonus de fin d’année. Le garçon ne l’a pas fait exprès, mais le dégât reste le même. La réaction de sa mère aussi.
La rédaction:
- Continent-Stratus partie 1 : la recherche factuelle
- Continent-Stratus partie 2 : la recherche d’inspiration
- Continent-Stratus partie 3: le plan
- Continent-Stratus partie 4: l’écriture
- Continent-Stratus partie 5: le premier retravail
- Continent-Stratus partie 6 : le 2e retravail
- Continent-Stratus partie 7 : la correction d’orthographe
- Continent-Stratus partie 8 et 9 : la recherche d’éditeur et l’attente













C’est un classique du milieu littéraire : écrivez ce que vous connaissez. Les vacances permettent à l’auteur de vivre certaines aventures qui lui serviront de référence pour les prochains romans, tant au niveau des émotions que des paysages. Dans mon cas, j’ai sauté de falaises beaucoup trop hautes pour mon confort, j’ai été attaquée par des vagues plus fortes que moi, j’ai fait du rappel dans une cascade, j’ai visité une grotte à la lueur seule d’un casque de mineur. La prochaine fois qu’un de mes personnages fait quelque chose de semblable, je saurai de quoi je parle avec une nouvelle autorité!
Chaque fois qu’un auteur de l’imaginaire invente une nouvelle race, il doit également construire une culture différente de celle qu’il connaît. Or, il n’est pas toujours facile de réfléchir à ce qui peut être changé dans un mode de vie. Par exemple, aux Açores la taille de la miche pain est démesurée, certains plats sont cuisinés à même les eaux volcaniques, les champs des cultivateurs sont séparés par des rangées de fleurs plutôt que par des clôtures et des marchands ambulants en camion remplacent les marchés fermiers. Ce sont parfois de tout petits détails qui marquent les différences. Voyager permet de remettre en question nos repères et d’élargir nos sphères du possible.
Un concept d’agriculture appris sur les bancs d’école m’a marqué : la jachère, soit le principe d’arrêter la culture d’un champ pour permettre au sol de se renouveler. C’est ça aussi, les vacances : laisser le cerveau se reposer pour permettre aux idées de se renouveler. Durant tout le mois, je n’ai ouvert ni traitement de texte ni cahier de notes. Je n’ai même pas pensé à mes futures histoires. RIEN. Je ne sais pas encore si ça me sera bénéfique pour la suite, mais, chose certaine, c’était fort agréable !!!



La première fois que j’ai entendu parler d’une animation spéciale autour de