Une fois la recherche terminée, c’est le temps d’organiser les idées aléatoires en une véritable histoire. Bien souvent, avant même de faire la recherche, j’ai déjà quelques personnages et une idée du début et de la fin de mon livre. Dans ce cas-ci :
Héros : Philippe-Antoine Théroux, dit Filou, jeune garçon impulsif, colérique, mais également sensible et gentil.
Début : Filou fugue après une dispute avec sa mère. En marchant dans la brume, il trouve des marches de nuages qui l’amènent sur un royaume dans le ciel.
Fin : Vous ne pensez tout de même pas que je vais vous la dévoiler !!!
Le plan est court, une page à peine, mais s’élabore toujours sur plusieurs jours. J’y reviens, j’ajoute, je change d’idée, jusqu’à ce que la trame soit assez stable pour commencer à écrire. Il m’arrive de plus en plus de commencer l’écriture alors qu’il reste encore des trous dans le plan. Ce dernier se complète et évolue au fil de l’écriture. Voici le début du plan de Limbo-Cumulus, fautes d’orthographe incluses:

Chaque chiffre indique un nouveau chapitre. Vous remarquerez que certains chapitres sont détaillés, avec parfois même des phrases complètes déjà écrites (voir dernière phrase du chapitre 1). Certains comportent encore des interrogations (parenthèse du chapitre 2), et que d’autre finalement sont très génériques (chapitre 3).
Dans ce cas-ci, le plan est encore partiel, et les lieux a, b et c deviendront éventuellement des synopsis de chapitres eux aussi.
Chose certaine, à partir de là, je peux commencer à écrire.
La rédaction:
- Continent-Stratus partie 1 : la recherche factuelle
- Continent-Stratus partie 2 : la recherche d’inspiration
- Continent-Stratus partie 3: le plan
- Continent-Stratus partie 4: l’écriture
- Continent-Stratus partie 5: le premier retravail
- Continent-Stratus partie 6 : le 2e retravail
- Continent-Stratus partie 7 : la correction d’orthographe
- Continent-Stratus partie 8 et 9 : la recherche d’éditeur et l’attente










C’est un classique du milieu littéraire : écrivez ce que vous connaissez. Les vacances permettent à l’auteur de vivre certaines aventures qui lui serviront de référence pour les prochains romans, tant au niveau des émotions que des paysages. Dans mon cas, j’ai sauté de falaises beaucoup trop hautes pour mon confort, j’ai été attaquée par des vagues plus fortes que moi, j’ai fait du rappel dans une cascade, j’ai visité une grotte à la lueur seule d’un casque de mineur. La prochaine fois qu’un de mes personnages fait quelque chose de semblable, je saurai de quoi je parle avec une nouvelle autorité!
Chaque fois qu’un auteur de l’imaginaire invente une nouvelle race, il doit également construire une culture différente de celle qu’il connaît. Or, il n’est pas toujours facile de réfléchir à ce qui peut être changé dans un mode de vie. Par exemple, aux Açores la taille de la miche pain est démesurée, certains plats sont cuisinés à même les eaux volcaniques, les champs des cultivateurs sont séparés par des rangées de fleurs plutôt que par des clôtures et des marchands ambulants en camion remplacent les marchés fermiers. Ce sont parfois de tout petits détails qui marquent les différences. Voyager permet de remettre en question nos repères et d’élargir nos sphères du possible.
Un concept d’agriculture appris sur les bancs d’école m’a marqué : la jachère, soit le principe d’arrêter la culture d’un champ pour permettre au sol de se renouveler. C’est ça aussi, les vacances : laisser le cerveau se reposer pour permettre aux idées de se renouveler. Durant tout le mois, je n’ai ouvert ni traitement de texte ni cahier de notes. Je n’ai même pas pensé à mes futures histoires. RIEN. Je ne sais pas encore si ça me sera bénéfique pour la suite, mais, chose certaine, c’était fort agréable !!!



La première fois que j’ai entendu parler d’une animation spéciale autour de
La première : prendre une pause.
Tous ceux qui me connaissent le savent : ma mémoire est une véritable passoire! Je suis incapable de retenir un numéro, et le moindrement qu’une information m’ait été dite il y a longtemps, il y a une chance sur deux pour que je ne m’en souvienne pas. Comme dit le vieil adage : j’oublierais ma tête si elle n’était pas attachée.