
Une fois que j’ai tout retravaillé une première fois sur l’ordinateur, j’imprime mon manuscrit pour le retravailler une seconde fois, sur papier. Dans un monde idéal, toute la structure et le contenu du roman devraient rester les mêmes à ce moment-ci pour que je me concentre surtout sur le style! (Soyons honnêtes : ça n’arrive jamais!!!)
Ce que je veux dire par « style »? La longueur et le rythme des phrases, le choix de verbe, les répétitions, les inversions linguistiques, le vocabulaire et les mille autres petits détails qui font la différence entre un texte fluide ou maladroit, personnel ou générique.
De manière amusante, j’ai fait une bonne partie de cette révision dans l’avion de mon voyage en Louisiane, en regardant les nuages d’en haut! Voici quelques exemples des améliorations faites dans mon manuscrit.
Retirer les verbes doubles qui ralentissent ou minimisent l’action
Le champ de cumulus semble s’étendre à l’infini
Le champ de cumulus s’étend à l’infini
Jean-Sophie se lève de table pour aller s’asseoir en tailleur sur le sol
Jean-Sophie se lève de table pour s’asseoir en tailleur sur le sol
Retirer les adverbes inutiles
Le nombre de fleurs présentes rend le décor absolument féérique
Le nombre de fleurs présentes rend le décor féérique
Filou y réfléchit un peu.
Filou y réfléchit.
Simplifier les structures de phrases pour plus de fluidité (surtout considérant le public-cible)
Les jets de la fontaine de cirrus installée au milieu ne retombent dans la coupole qu’après plusieurs pirouettes aériennes.
Les jets de la fontaine de cirrus installée au milieu pirouettent dans les airs avant de retomber dans la coupole.
La rédaction:
- Continent-Stratus partie 1 : la recherche factuelle
- Continent-Stratus partie 2 : la recherche d’inspiration
- Continent-Stratus partie 3: le plan
- Continent-Stratus partie 4: l’écriture
- Continent-Stratus partie 5: le premier retravail
- Continent-Stratus partie 6 : le 2e retravail
- Continent-Stratus partie 7 : la correction d’orthographe
- Continent-Stratus partie 8 et 9 : la recherche d’éditeur et l’attente
C’est LA chose que je voulais faire en Louisiane : un tour d’hydroglisseur dans les marécages remplis d’alligators. Et si j’ai à peine vu deux alligators d’assez petite taille, j’ai été loin d’être déçue par la visite! Les paysages sont superbes, la quantité d’oiseaux féérique, la vitesse grisante, et le tout, en général, très inspirant! Saviez-vous que l’eau brune et opaque bouge en permanence comme si quelque chose nageait juste sous la surface?
J’aime les villes qui ont une âme, une identité propre, et je crois que c’est ma ville préférée des États-Unis parmi toutes celles que j’ai visitées. Au centre-ville, son architecture est typique et bien conservée, avec des balcons de fers forgés qui rappellent ceux des bateaux à aubes du Mississippi. Dans les quartiers plus résidentiels, les maisons offrent à la vue des façades étroites hypercolorées. La ville est remplie de musique jazz et zydeco (folk cajun). C’est une ville vivante, accueillante, joyeuse et fortement artistique.
Je n’ai pu ni faire la visite guidée spéciale vaudou organisée par l’Alliance française ni visiter le Musée Vaudou de Nouvelle-Orléans (l’attente y était trop longue), mais j’ai visité les boutiques et acheté des poupées. Surtout, bien écouté lorsque notre guide d’histoire créole (voir prochain point) en a glissé un mot. Il expliquait que le vaudou était une croyance spirituelle bénéfique, mais que les prêtresses ne contredisaient jamais ceux qui pensent que c’est une source de dangereuse magie noire, puisqu’être craintes et respectées leur facilitaient la vie!

J’ai toujours su que dans mon prochain roman, Limbo-Cumulus*, le maître des nuages serait un personnage non-binaire. Il m’a été inspiré par 



Évidemment, Maski n’est pas l’héroïne de ce sixième tome, l’honneur revient, comme toujours, à notre petite sorcière entrepreneuse, que voici en fâcheuse (et rigolote) situation :
Surveillez bien les inventaires des librairies et donnez-moi des nouvelles si vous le voyez sur les tablettes!
Ça y est, le plan est terminé, on commence l’écriture. J’ai un rythme habituel d’environ 1000 mots par jours, ce qui n’est ni énorme ni minuscule, si je me compare aux autres. J’y passe la matinée, de 9h à 12h environ, à condition de ne pas avoir d’animations scolaires.
