Je réfléchissais à la joie que me procure, chaque année, l’événement « le 12 août j’achète un livre québécois », et j’en suis venue à la conclusion que j’adore voir tant de livres dans mes fils d’actualité sur les médias sociaux!
Parce qu’il s’agit là d’une de mes plus grandes déceptions vis-à-vis ces endroits de partage : on n’y voit pas assez de lecture!
Pourtant, mes réseaux sont emplis d’auteurs! J’ose espérer qu’ils lisent de temps en temps, mais la plupart d’entre eux (pas tous, je vous rassure!!) ne parlent que de leurs propres livres, jamais ceux des autres. Pourtant, ils sont bien placés pour connaître l’importance du bouche-à-oreille, et sont les premiers à se plaindre du manque de place pour la littérature dans les médias.
Pour voir plus de livres passer, j’ai bien essayé de joindre des groupes littéraires, ou même de clubs de lectures virtuels, et chaque fois, soit ils tombent dans l’oubli, soit ils deviennent envahis d’auto-promos.
Faut-il vraiment attendre le défi « les 10 livres qui ont marqué ma vie » pour montrer nos lectures? Et encore, pour être bien certain de surtout ne pas parler de littérature, on y met la consigne de ne pas mettre de commentaires, juste une couverture.
Moi-même, je pourrais probablement faire mieux. Il fut un temps où Goodreads me permettait de mettre systématiquement mes nouvelles lectures sur Facebook. J’adorais cette fonction, qui semble avoir disparu il y a un an ou deux! Ce n’est pas une excuse, je devrais être plus systématique.
Si vous voulez savoir, je suis donc en train de lire The Starless Sea, de Erin Morgenstern, dont le précédent livre, The night circus (traduit sous le titre Le cirque des rêves) reste un de mes livres préférés. Il est fantastique à date!
J’en reparlerai sur les réseaux sociaux lorsque je l’aurai terminé, promis!





Et voilà, la boucle est bouclée: presque onze mois après notre départ, nous sommes de retour sur le Plateau Mont-Royal, notre point de départ, dans un nouvel appartement. Le déménagement a été épique, puisqu’il fallait ramener tous nos meubles et autres biens en entreposage en plus de quitter et vider le AirBNB que nous occupions depuis notre arrivée au Québec en mai. C’est d’ailleurs encore loin d’être terminé: il y a des boîtes partout, et il manque encore les boîtes de ce que nous avions en France, et qui arriveront par bateau quelque part au mois d’août.


J’ai parfois des idées étranges. Lorsque mon mari m’a informé que l’arrondissement de mon quartier débloquait des fonds culturels et cherchait des projets pour l’été, j’y ai vu l’opportunité parfaite de concrétiser une de ces idées farfelues qui m’habitait depuis longtemps: monter une chasse au trésor dans les ruelles du Plateau Mont-Royal. J’ai sorti une histoire jamais publiée (le Gumzilla) d’un tiroir, j’ai déniché une illustratrice habitant le quartier elle aussi (Maylee Keo, dont je vous présenterai le travail dans un futur billet), et j’ai attaqué la paperasse!
Je voyais son nom passer depuis quelque temps. Dans le paysage littéraire québécois, il était difficile à rater! Étoile montante, de tous les prix, sa première trilogie,