Pottermore et le Saint-Graal de la lecture sociale

Depuis quelques jours, un site, www.pottermore.com était apparu sur la toile. Tout le monde s’est bien excité le poil des fesses à se demander si ce ne serait pas l’annonce de nouveaux livres de Harry Potter. Ce ne l’était pas, il s’agit plutôt d’un nouveau site tournant autour de l’univers de Harry Potter, un lieu d’échange et de découverte, mais surtout l’endroit exclusif ou télécharger les livres existants en format numérique.

Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo officielle d’annonce.

Commençons par voir ce que le site ne SERA PAS :

  • Ce ne sera pas un endroit de création collaborative
  • JK Rowling est très protectrice de son univers, ce qui explique que, même au niveau des produits dérivés, on voit très peu de quétaineries du genre chandail rose fluo « I ♥ Muggles ». Lorsqu’elle parle de la capacité de l’auteur et du lecteur à travailler ensemble, leurs rôles respectifs restent simples : l’auteur crée, le lecteur vit l’histoire. Tout au plus peut-on s’attendre à ce que le lecteur puisse avoir des choix de personnages à suivre, ou encore de contenu additionnel à consulter.
  • Ce ne sera pas un nouveau roman
  • En conférence de presse, on peut voir se promener le joli chiffre de 18 000 mots de nouveau matériel, mais ce matériel doit être considéré un peu comme les extras que l’on retrouve à la fin des DVDs : point de vue alternatif, scènes additionnelles, explications jugées superflues lors de l’édition, etc.

 

Et maintenant, ce que ça pourrait être :

Ce qui m’excite de l’annonce, c’est cette possibilité de réussir à faire de la lecture un médium social. Une des raisons pour laquelle la télévision et les films sont si populaires au détriment du médium littéraire est la possibilité d’en parler avec ses proches. Quand j’étais au secondaire, les lendemains de diffusion de « Lance et Compte », on ne parlait que de ça dans l’autobus scolaire. Aujourd’hui, ils sont des centaines à commenter « Tout le monde en parle » sur Twitter pendant la diffusion. Le partage d’une expérience de divertissement bonifie celle-ci et en fait durer le plaisir une fois la consommation terminée.

 

Les clubs de lecture sont une manière de rendre le tout social, mais n’ont pas encore tout à fait réussi à utiliser le web pour exploser de manière grand public. Outre les sites de critiques ou les blogues de lecture, la lecture et l’internet ont tendance à faire chambre à part.

 

  • Deux autres initiatives intéressantes de « lecture sociale » :
  • – Les défis littéraires. Samedi dernier, Le Globe and Mail passait un article très intéressant sur certains défis de lecture que se donnent les internautes entre eux. Par exemple : lire 13 livres d’auteurs canadiens.
  • – Les lectures chapitre par chapitre. Depuis des mois, je suis rivée à la lecture qu’un blogueur fait de A game of throne. Chaque semaine, il en lit deux chapitres et les commente. Or, j’ai déjà lu ce livre, mais le relire avec lui, et partager ses impressions m’offre une deuxième fenêtre dans cet univers.

Depuis les débuts du livre numérique que j’espère voir émerger de l’interactivité des lecteurs entre eux, alors que tous se penchent encore sur la numérisation, l’achat, et l’interactivité de l’usager avec son livre. Comment?

Mon espoir est que Pottermore sera un premier test de réunir tous les lecteurs autour d’une expérience littéraire commune. Dans la conférence de presse entourant la vidéo, elle a insisté sur le fait que la lecture serait au centre de son site, alors que plusieurs lui mettaient de la pression pour transformer le tout en jeu en ligne multijoueurs (MMO). Pourra-t-on y voir des milliers de fans prendre chaque chapitre et discuter de leurs impressions? Et surtout, est-ce que ce premier essai fera des petits et que nous verrons émerger de véritables agoras littéraires qui permettront à la lecture de n’être plus une expérience solitaire? C’est ce que j’espère!

 

PS : Pour ce qui est de la cryptique phrase « Follow the owl » à la fin, il s’agit plus que probablement du premier indice d’une chasse au trésor qui permettra d’obtenir un accès précoce au site en version Beta. Avis aux amateurs!

Les idées mûrissent

Les idées sont nombreuses. Alors comment savoir laquelle deviendra un livre et lesquelles ne sont que de passage? Simple, on laisse mûrir!

J’ai souvent des idées de nouveaux projets de toutes sortes : album, roman, BD, etc. La plupart me passent par la tête et repartent aussitôt pour ne plus jamais montrer le bout de leur nez. Mais quelques-unes persistent. Elles vont et viennent, réapparaissent lorsque je m’y attends le moins, font trois petits tours et puis reviennent. À ce stade, elles sont incomplètes, et j’ai parfois même l’impression qu’elles n’arriveront jamais à rien. Et un jour, comme ça, l’idée explose! Alors que chaque visite n’était qu’un vague concept, voilà que des thèmes, des tomes, des phrases entières me viennent à l’esprit. L’idée est « mûre ».

C’est ce qui vient de m’arriver, ce matin, avec les aventures de « Bedondaines et Bedondon », une série de livres traitant du quotidien des tout petits, à la « Caillou » ou « Cajoline ». L’idée me trotte en tête depuis une bonne année, mais seulement sous la forme suivante :

  • – Les personnages s’appelleront Bedondon et Bedondaine
  • – L’écriture se fera en rime.

C’est tout!

J’ai longtemps cru que je ne trouverais jamais rien à raconter sur le quotidien des tout petits, après tout, on est loin des aventures rocambolesques et imaginaires dans lesquelles je me complais à l’habitude.  Ce matin pourtant, alors que je tentais de me rendormir après une interruption de sommeil due à une petite puce beaucoup trop matinale (et immédiatement renvoyée dans son lit), les idées ont commencé à venir. Après 45 minutes de réflexion et 15 minutes d’écriture, j’ai les titres et thèmes de sept albums, certains avec déjà 2-3 vers de notés.

L’idée est mûre! Il ne reste plus qu’à la « caser » dans l’horaire (je vous reparle dudit horaire plus tard dans la semaine.

 

Les refus des autres, parce que ça fait du bien!

Je viens de terminer de lire « Le vent dans les Saules » (Wind in the Willows), un de plus grand classique de la littérature jeunesse, ayant connu maintes traductions et adaptations de toutes sortes, et une petite phrase de la postface a retenu mon attention.
Après avoir dit qu’une éditrice du magazine « Everybody » l’ait encouragé à écrire le livre, il est écrit la chose suivante :

« Getting the book published was not easy. Despite having encouraged Grahame to write the book, Everybody did not accept it. It was rejected by many houses in London…”

Rejeté par son propre éditeur, refusé par plusieurs autres, ce manuscrit a bien failli finir sur une tablette! Quelques autres refus légendaires?

La prochaine fois que je reçois une lettre de refus qui fait particulièrement mal, j’achète le livre en question, parce que, avouez-le, un peu de schadenfreude, ça fait du bien!

Les parents, ces empêcheurs d’écrire en rond!

J’ai légèrement touché au sujet dans mon billet sur les « Que sont les héros adultes devenus? » , mais le sujet méritait une deuxième visite : le plus gros problème avec les protagonistes enfants, c’est qu’ils ont des parents. Il fut un temps ou le problème était mineur, mais imaginons une scène du Cluc des cinq ou de la Patrouille des castors dans notre monde d’aujourd’hui :

Les quatre enfants sont assis dans la chambre de l’aîné. Ce dernier, tout excité, tient une lettre dans sa main droite.

— Le vieux monsieur que nous avons aidé l’année dernière lors de l’affaire des contrebandiers nous invite dans le sud du pays pour les vacances!

— Yé! S’exclament les trois autres.

Attirée par le chahut, une tête maternelle passe par l’entrebâillement de la porte et s’enquiert de la nouvelle. Son fils s’empresse de lui faire connaître leurs plans pour les grandes vacances.

— Il n’est pas question que vous alliez passer ne serait-ce qu’une seule journée chez ce vieux pervers! lui répond sa mère. De toute manière, vous savez bien que vos vacances sont déjà planifiées à l’heure près, entre les camps de jours et les quelques semaines de vacances dans un chalet, ou nous nous assurerons que vous n’êtes jamais hors de vue d’un adulte responsable!

Fin de l’aventure!

 

Sans blague, regardez bien l’image tirée du film « Stand by me » en haut à gauche du présent billet, et demandez-vous combien d’enfants modernes ont eu le loisir de suivre une voie ferrée à pied? Alors, imaginez maintenant, le casse-tête, pour un auteur, de rendre crédibles des centaines de pages d’aventure chez ces enfants sous constante surveillance!

 

Plusieurs solutions s’offrent aux auteurs :

– Changer d’époque ou d’univers, les années cinquante, par exemple, semblent jouir d’une toute nouvelle popularité dans le roman jeunesse! (Flavia De Luce,  The apothecary)

– Faire de la mort des parents l’élément déclencheur de l’histoire (A series of unfortunate events, 39 clues)

– Faire du sauvetage des parents l’objectif de l’aventure (Celtina, Tobi Lolness)

– Offrir à l’enfant des parents en voyage d’affaires constant (Ottoline, Lys)

– Ou mettre en scène des orphelins, tout simplement. Les exemples étant si nombreux, qu’il m’est complètement inutile d’en citer un ou deux. J’en suis moi-même coupable avec Terra Incognita!

 

Mais il faut garder en tête que les auteurs ont une deuxième grande motivation pour se débarrasser des parents : tant qu’ils sont là, le sens du danger chez l’enfant est amoindri! Comment un jeune héros peut-il être dans un danger réel alors qu’il lui suffit d’aller tout raconter à papa et maman pour que ceux-ci prennent son problème en charge. Donc, même avec des parents qui seraient hyper permissifs, il faut aussi que l’auteur justifie que l’enfant ne leur délègue pas la résolution du problème. Pour que le danger soit réel, ce recours doit être non disponible.

 

Bref, pour que l’enfant devienne héros, le parent doit être mis de côté, d’une manière ou d’une autre.

Étude d’un microcosme du processus de création.

J’approche d’une trentaine de scripts écrits pour les Vacances de nos glorieux, et je réalise que le processus d’idéation pour ces mini-bandes dessinées est un peu une version très très condensée du processus d’écriture.

Le tout se passe en 5 étapes, étalées sur une seule journée :

 

1-      Recherche. Dans ce cas, il s’agit pour moi de lire quelques articles de journaux, les fiches Wikipédia des joueurs, ainsi que quelques commentaires de forums et de médias sociaux histoire de saisir quelques caractéristiques intéressantes des joueurs.

« Kostitsyn s’tune machine , yer bourrer de talent mais i s’presente pas a chaque soir … Que Gauthier fais comme Yzerman pis qui emmene les Quebecois a Montreal » Exemple d’un commentaire lu dans les médias sociaux.

 

2-      Choisir un thème. Habituellement, un des traits de caractère va ressortir de la recherche et déclencher une première idée de blague qui permet de choisir le thème des trois strips de la semaine, soit quel genre de vacances ce joueur va passer (à la pêche, perdu dans le bois, au mini-putt, etc.)

 

3- Laisser macérer! Plus souvent qu’autrement, je garde mon mercredi pour les vacances de nos glorieux, et comme mon plus jeune n’a pas de garderie en cette journée de milieu de semaine, je n’ai qu’un morceau de l’heure de la sieste pour faire la rechercher et choisir un thème. Ensuite, le domestique revient au galop jusqu’à après le souper. Et c’est pendant ces heures à faire autre chose (poussette, parc, cuisine, vaisselle, etc) que les trois strips vont prendre forme. Si bien que, rendu à l’heure du bain, tout est prêt pour…

 

4- L’écriture : Une fois les trois idées claires dans ma tête, l’écriture elle-même n’est qu’une question d’une quinzaine de minutes passées à l’ordinateur.

 

5- Révision : Pas de belles phrases et d’émotions vives dans la révision, il suffit de s’assurer que les dialogues sont clairs et « punchés ».

Les étapes sont à peu près les mêmes pour un roman, à la différence que les deux dernières (écriture et révision) s’y retrouvent en proportion beaucoup plus importantes. Par contre, je dois avouer qu’il y a un gros, très gros avantage à réussir à condenser tout ce processus en une seule journée : beaucoup moins de chances de rester éveillé la nuit à peaufiner des idées!

« Have your agent call me! » et autres aventures du BEA

Et voilà, 16h, de retour dans ma chambre d’hôtel, complètement claquée! Je dois avouer avoir passé la première demi-heure du salon complètement dépassée par les événements. L’événement lui-même me semblait incompréhensible, et la foule qui en arpentait les couloirs beaucoup plus imposante que ce à quoi je m’attendais. Pourtant, après avoir digéré le tout, le salon n’était pas tellement plus grand que celui de Montréal. Et si ma connaissance des maisons d’édition anglophone était largement insuffisante pour m’y retrouver au début, rien ne vaut l’apprentissage « sur le tas ».

Pour ce qui est de mon plan de rencontrer des éditeurs pour leur présenter mon projet élaboré avec Anouk et publié ici chez Boomerang, les portes m’étaient moins facilement ouvertes qu’à Montréal. D’abord, mes courriels préliminaires sont tous restés sans réponse, et ensuite, il n’est pas facile d’avoir accès à un Éditeur à cette exposition. Ils sont souvent complètement absents, le kiosque étant uniquement composé de vendeurs et de gens de marketing. Ensuite, ceux qui sont présents passent très peu de temps dans leur kiosque, alternant entre les réunions et les visites de kiosques et finalement, certains refusent de parler directement aux auteurs sans l’intermédiaire d’un agent.

Par contre, ceux que j’ai rencontrés semblaient enthousiastes. Ils aiment tous le concept, et trouvent les illustrations superbes. J’ai de plus en plus la certitude que ce projet est d’assez haute qualité pour trouver preneur à l’international, même si ça prendra possiblement du temps (et du travail!!).

Ce que j’en rapporte, en vrac :

  • – Une bien meilleure compréhension du marché anglophone, et de l’identité de ses maisons importantes.
  • – Des pieds en compote d’avoir marché le salon de long en large trois fois
  • – Trois cartes d’affaires d’éditeurs que je n’ai pas rencontrés
  • – Un  nouveau mot en anglais : « Unpudownableness » soit la qualité d’un livre qu’on est incapable de déposer tant il nous captive
  • – Quatre catalogues de maisons d’édition diverses
  • – Un T-Shirt rose et un roman jeunesse, gracieusement offerts dans les deux cas.
  • – Et surtout, les infos de contact de deux éditeurs intéressés à en savoir plus après une courte présentation de mon projet!

Fiouf!

Ce soir, piscine, pizza, dodo (possiblement dans le désordre)!

Un livre qui récompense la persévérance

 

Il y a quelques semaines, j’écrivais un billet sur le fait que je lisais toujours un roman jusqu’à la fin, aussi pénible soit-il. Durant la rédaction de l’article, j’ai essayé de trouver un exemple de livre dont la fin sauvait le reste; un livre que j’aurais pu abandonner cent fois, mais dont l’espoir d’une fin extraordinaire a été récompensé.

J’y ai repensé hier! Il y en a un : « Until I find you » de John Irving.

Une bonne moitié des pages de cette brique sont complètement inutiles et ennuyantes, mais la fin, elle, est délicieuse dans son revirement complet de situation. Elle justifie à elle-même tout le reste du livre, égalée uniquement par la fin de « Life of pi ».

Malheureusement, il s’agit de l’exception plutôt que de la règle!

Mon premier dessin d’admirateur!

Une très jolie surprise, il y a quelques semaines, dans une école, un professeur avait préparé ma venue avec ses élèves! Non seulement ils avaient chacun une question toute prête à me poser, mais le professeur avait lu un extrait de mon livre en classe, et, cerise sur le Sunday, deux des élèves m’avaient fait un dessin!

Je vous présente donc mon premier « fan art », soit une représentation de la couverture des Naufragés de Chélon!

 

Petit voyage au royaume de l’édition américaine

La semaine prochaine, je serai à New York à l’occasion du Book Expo America (BEA pour les intimes). Cet événement ne s’adresse qu’aux membres de l’industrie, soit les éditeurs, les libraires, les bibliothécaires et les auteurs publiés (ISBN à l’appui). De ce que j’en comprends, c’est un peu comme la « journée Prologue », donc une grande occasion pour les éditeurs de montrer leurs nouveautés aux libraires, mais sans restriction de distributeur. Je n’ai pas réussi à trouver le nombre d’éditeurs qui auront leur kiosque à l’intérieur du salon, mais le plan numéroté prend l’ampleur d’une ville! Les souliers confortables seront de mise!

 

Pourquoi aller au BEA?

Tout d’abord, évidemment, pour les livres! On trouve parfois le salon du livre de Montréal impressionnant de par sa grosseur, alors imaginez quatre fois la surface avec dix fois moins de visiteurs! Le paradis, non?

Ensuite, pour les conférences! De nombreux auteurs sont présents pour parler de leur art, et les auteurs jeunesse ne sont pas laissés pour compte! Voyez l’horaire que je me suis fait à la fin de ce billet.

Mais la véritable raison est une mission exploratoire. Comme au Salon du livre de Montréal, je compte bien me balader porte-folio sous le bras et cogner à quelques portes pour voir ce que les éditeurs américains pensent de mon dernier projet. Je n’ai pas ici d’espoirs de vente de droits, après tout, un salon complet en marge du hall d’exposition a pour titre « Internation rights and business center », malheureusement hors limite pour les simples auteurs comme moi, est le véritable endroit où ces transactions auront lieu. De plus, mon projet, soit celui que je viens de signer avec Boomerang, n’est qu’à l’étape d’ébauche, et possiblement pas assez achevé pour être vendu. L’idée est plutôt de prendre le pouls, d’établir quelques contacts, d’échanger des cartes d’affaires, bref, c’est un investissement à long terme.

Mon seul regret? Rater le « déjeuner des auteurs jeunesse » qui a malheureusement lieu le mardi, et qui aurait été, pour moi, une merveilleuse opportunité de rencontres et de réseautage. Une autre année, peut-être!

J’aurai mon ordinateur à ma chambre d’hôtel, si les dieux du Wi-Fi gratuit sont avec moi, je devrais pouvoir vous tenir informé de cette grande aventure!

 

HORAIRE PRÉVU

Voici les conférences auxquelles j’aimerais bien assister.

10:30AM – 11:00AM: YA Buzz Author, Bill Willingham

Je connais surtout Bill Willingham comme scénariste du “comic book” Fables, que je suis avidement depuis ses débuts. C’est un conteur naturel, avec un imaginaire avec lequel je m’identifie beaucoup, surtout dans son mélange de contes classiques et de réalités modernes. Il vient tout juste de publier un livre pour jeune adulte, et j’ai bien hâte d’entendre ses opinions sur cette forme d’écriture.

 

11:30AM – 12:00PM: Magic and Myth for Modern Middle-Grade Readers

Avec: Carson Ellis, Colin Meloy et Lauren Oliver

Je connais moins ces trois auteurs, mais le sujet, lui, tombe parfaitement dans mes cordes! Middle-Grade, si je ne m’abuse, est pas mal notre équivalent des 9-11, mon public cible de prédilection, alors que la magie et les mythes ne sont jamais très loin de mon esprit lors de la conception d’histoires. Je note tout de même que Carson Ellis a travaillé avec Lemony Snicket, que j’adore, sur un album illustré intitulé « the composer is dead ».

 

12:00PM – 2:00PM: Dear Bully

Avec: Megan Kelly Hall, Mo Willems, et Maryrose Wood,

Il est possible que la nécessité de me nourrir à un moment donné ne me fasse manquer une partie de cette conférence, ce qui serait bien dommage. Si le sujet me laisserait habituellement de glace, il s’adonne que le « bullying » est un des thèmes du cinquième Terra Incognita que j’ai commencé à écrire le mois dernier. Mais surtout, Mo Willems est l’auteur de l’incomparable album « Ne laissez pas le pigeon conduire le bus », mon plus gros coup de cœur de l’année côté album illustré!

 

2:00 – 3:15 pm: BEA (Middle Grade) Editors Buzz

Voici la description officielle de cette conférence : “Insightful and passionate, this intimate editorial exchange will provide you with an editor’s perspective on some of the fall’s new Middle School discoveries and potential breakouts.” Possiblement la plus “publicitaire” des conférences à laquelle j’ai envie d’assister, elle me permettra de voir ce qui se fait dans mon créneau sur les autres marchés, toujours intéressant!