Il y a deux ans, j’avais été bien peinée de rater l’inscription, puisque mon unique publication ne m’offrait pas l’éligibilité (les livres personnalisés ne comptent pas, puisque l’éditeur Mille-pattes n’est pas accrédité). Cette année je m’essaie : je remplis la paperasse et tente de faire mon entrée dans le catalogue de La culture à l’école.
Pour ceux qui ignorent tout de ce programme, sachez qu’il s’agit d’une liste d’artistes disponibles pour aller stimuler la créativité des élèves dans les écoles et dont les ateliers sont remboursables par le gouvernement. La plupart des animations que j’ai faites m’ont été accordées par la librairie Boyer, avec qui j’adore travailler, mais de par son financement, la culture à l’école pourrait facilement doubler mon nombre d’animations annuelles, ce qui peut faire toute la différence dans ma quête à long terme pour vivre de ce foutu métier.
Je dédie mon peu de temps libre des deux prochaines semaines à remplir mon dossier… beaucoup plus compliqué que ça n’en a l’air! Si au moins il n’y avait que le formulaire à remplir (à imprimer en 5 exemplaires)! Il faut également fournir cinq exemplaires de deux de nos livres (évidemment, je n’en ai plus), une photo officielle d’auteur sur CD (non seulement je n’ai pas de photo officielle, mais le graveur CD est en panne!), un CV (OK, ça, c’est facile!), des lettres de recommandation (gênant à demander, mais c’est déjà fait, elles s’en viennent, yé!), et une revue de presse (alors que la cartouche d’encre de mon imprimante laser est vide!)
Ma seule consolation devant l’ampleur de la tâche, c’est de me dire que plus le dossier est compliqué à monter, moins j’aurai de compétition! Gniak, gniak, gniak!







