Cette semaine, j’ai reçu une alerte Google pour Victor Cordi, toute contente, j’ai cliqué sur le lien, et suis arrivée sur ceci :
Eh oui! C’est un site de piratage! C’est la première fois qu’un de mes livres se trouve sur un de ces sites, qui font hurler de rage plusieurs de mes amis auteurs.
Je dois avouer que ma première réaction fut de la joie : mes livres sont désormais assez importants pour attirer l’attention des pirates! C’est comme d’être parodié, c’est une sorte de compliment!
Bonheur ou non, le piratage est illégal! J’ai donc suivi la procédure officielle lorsqu’un auteur rencontre un tel lien : j’en ai informé mon éditeur. À ma grande surprise, voici la réponse de la firme spécialisée qu’utilise Courte Échelle dans de tels cas :
Ce lien après analyse ne contient que des virus et en aucun cas le livre. Ce sont ce que l’on appelle dans le jargon des « scams » des publicités qui font croire à des fichiers gratuits en utilisant les mots clés d’une recherche.
Il ne s’agit donc pas vraiment d’une version gratuite de mon livre, mais bien d’un virus qui utilise mon livre comme appât! C’est encore mieux! Non seulement le compliment reste, puisqu’ils considèrent mon livre suffisamment important pour être un appât, mais c’est justement grâce à de tels liens remplis de virus que le piratage ne deviendra jamais un mode de consommation à grande échelle! Les pirates-à-virus empêchent la propagation des pirates-consommateur, en leur rappelant qu’il est risqué de télécharger des fichiers sur des sites louches! Bravo les gars, continuez votre bon travail!
Je dois vous avouer que le piratage de mes livres ne m’empêche aucunement de dormir! Pirater est compliqué, illégal, et risqué, comme le lien de téléchargement de mon Victor! S’il y aura toujours une partie de la population qui le fera, tant que les trois qualificatifs mentionnés dans la phrase précédente seront vrais, le pourcentage de pirates restera faible.













