C’est l’hiver, il fait gris, les journées sont courtes, il faut trouver le positif là où on peut! Voici donc, dans le désordre, une liste des petits bonheurs de l’écrivain jeunesse! Je pensais en écrire dix, mais je me suis laissée emporter. Il faut croire que j’aime mon métier!
- Recevoir sa boîte de livres!
- Tomber dans cet état de concentration par lequel plus rien d’autre que l’écriture n’existe.
- Voir les premières esquisses des dessins (intérieurs ou couverture).
- Se faire dire que notre livre est le premier qu’a dévoré un lecteur réticent.
- Recevoir un petit commentaire positif de son éditeur, à travers la longue liste des suggestions d’améliorations en direction littéraire.
- Ajouter un détail pour mener les lecteurs sur une fausse piste (plaisir sadique!)
- Voir notre livre en librairie. Mieux encore, dans les mains d’un lecteur.
- Transformer la version 0 en version 1 parce qu’elle est prête à être envoyée à l’éditeur
- Apprendre qu’un de nos ami/complice/collègue préféré fait partie de la même tournée scolaire que nous!
- Se relire et trouver une phrase qui nous plait particulièrement.
- Ne pas avoir le temps de s’ennuyer durant un Salon du livre.
- Lire mention de notre nom sur un média social… par quelqu’un qu’on ne connait pas du tout.
- Trouver le dernier morceau du puzzle de son histoire, celui qui relie toutes les idées ensemble de manière cohérente.
- Vivre un contact particulièrement fort avec une classe en animation.
- Écrire une scène qui nous touche nous-mêmes, nous fait pleurer, nous fait rire.
- Signer un exemplaire très usé, amené spécialement de la maison par un lecteur

La semaine dernière, j’ai remis une nouvelle littéraire à 




Avec la pandémie, je m’inquiétais en janvier dernier que les animations scolaires (qui comptent pour près de la moitié de mon revenu) ne tombent à zéro. Pourtant, c’est l’inverse qui est arrivé! Pour la première fois de ma carrière, j’ai fait des animations jusqu’à la toute fin du mois de juin, et j’en ai fait presque toutes les semaines à l’automne, une saison habituellement plutôt tranquille. Au moment où j’écris ces lignes, mon calendrier est déjà rempli jusqu’au mois de mai, du jamais vu!
Je m’étais foulé la cheville, il y a un mois, à Toronto. J’ai boité, mis de la glace, et repris mes activités peu à peu, même si mon pied n’avait pas retrouvé toute sa mobilité.