Il y a huit ans (déjà!), j’écrivais un billet de blogue intitulé « Réinventer les collections » qui parlait de ce qui, selon moi, étaient les ingrédients nécessaires pour qu’une collection fonctionne. Au début de cet automne, j’ai vu l’annonce d’une nouvelle collection et j’ai tout de suite pensé qu’elle avait tout ce qu’il faut pour réussir.
Laquelle? La collection Roman Rose de Andara, dont voici trois des six titres parus jusqu’à présent: 
Voici les ingrédients de sa future réussite, selon moi:
- Une maquette graphique facilement reconnaissable. Les jeunes ne regardent ni le nom de l’auteur ni le nom de la maison d’édition. La seule manière pour eux de reconnaître « à oui, j’ai aimé l’autre livre de la même collection », c’est une couverture identifiable au premier coup d’œil. Une tranche, une pastille ou un logo ne suffisent pas.
- Un genre spécifique, de préférence pas déjà sursaturé. Pendant longtemps, les collections des maisons d’édition se faisaient « par âge », mais dans notre ère de surproduction littéraire, ça ne suffit plus. Une fois qu’un lecteur a trouvé une niche qu’il aime, il cherchera des livres dans cette même veine. Une fois qu’une collection a rempli la niche en question, inutile d’essayer de répliquer son succès, mieux vaut exploiter les autres genres. Le choix de la romance, ici, est impeccable, surtout que…
- Un timing exceptionnel. La romance est « in », c’est indéniable. Les jeunes adultes et les adolescentes s’y sont plongées à fond dans les dernières années. Et comme les tendances percolent toujours vers les plus jeunes, le « timing » pour leur en offrir est parfait. Petit bonus: c’est une catégorie où il est délicat de mettre des livres trop matures dans les mains des jeunes et les âges-cibles bien identifiés sur la couverture rassureront les parents, professeurs et autres passeurs.
Il ne faut jamais sous-estimer Andara-Boumerang! Ils ont fait de l’horreur bien avant que ça ne soit populaire et ont fait des romans gros caractères québécois avant tout le monde. Est-ce que ça se pourrait que, une fois encore, ils aient réussi à attraper la bonne vague au bon moment? Les palmarès nous le diront dans quelques mois|