Mon hiver personnel

J’ai lu cet article, intitulé The harvest will come, cette semaine, et il m’a fait un grand bien. Il parle de l’idée d’accepter que les êtres humains, comme la nature, vivent différentes saisons et que la productivité perpétuelle est utopique. Des fois, les idées viennent, l’énergie est là, c’est l’été. Mais parfois, il faut laisser la terre en dormance pour que revienne le printemps.

J’avais grandement besoin de lire ces mots, puisque c’est sur le point de m’arriver.
Présentement, j’écris le tome 3 de Camps de jour non parce qu’il est dû, mais bien parce que je n’ai rien d’autre à écrire. Mon cerveau est habituellement en avance d’une histoire. Il garde une idée bien au chaud, la laissant macérer le temps de terminer le manuscrit en cours.

Pas cette fois.

Je suis dans une passe où j’ai l’impression que tout a déjà été écrit, été dit. Des idées passent, mais aucune ne retient mon attention.

Tant que je n’ai pas terminé mon manuscrit en cours, je peux étirer l’automne, mais ça ne durera pas éternellement. Je dois me faire à l’idée qu’un hiver personnel est à ma porte.

Je dois me préparer à être bienveillante avec moi-même.

Et surtout, me rappeler que ce n’est pas un état permanent.

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