Extrait de ma nouvelle littéraire de sorcière!

Il est sorti un peu d’avance, prenant tout le monde par surprise, voilà donc le temps de vous parler de la nouvelle que j’ai écrite pour le collectif « Sorcellerie » paru la semaine dernière chez Héritage Jeunesse.

Bien que le titre soit « Comment Amélie Langlois-Lévesque ramena la magie sur Terre », le héros est un crapaud, puisque, comme je l’explique dans mon texte, « c’est ainsi depuis la nuit des temps dans les livres historiques : les auteurs préfèrent donner la gloire à ceux qui leur ressemblent. Et puis, un crapaud, comme héros, ce n’est pas sérieux ! Vous oseriez, vous, écrire une histoire de batracien à votre examen du Ministère ? »

Vous l’aurez compris, avec cette histoire, j’ai osé l’humour! C’est ce qui est bien avec les nouvelles littéraires : elles permettent de tester des choses! Je me suis également fait plaisir avec un narrateur omniscient, mais avec une personnalité très marquée. J’en rêvais depuis que j’avais lu Le funeste destin des  Baudelaire, une de mes séries jeunesse préférées.

Ça donne quelque chose comme ça (extrait):

« Tout a commencé près d’un parc où avaient lieu des lectures de contes pour les enfants du quartier. Dans le petit bois en pourtour, quelques crapauds tendaient l’oreille, cachés sous les feuilles mortes.

Vous me direz que les batraciens n’ont pas de pavillon externe à étirer pour mieux entendre les bruits ? Ils n’en écoutaient pas moins les histoires pour autant.

Parmi eux, le plus attentif était Côa-Le-Borgne. Il portait ce nom depuis qu’il avait perdu son oeil droit lors d’une rencontre avec une couleuvre. Comme ce handicap compliquait sa recherche de nourriture, il était si maigre que les autres habitants du boisé le traitaient de grenouille, ou, pire encore, de rainette.

Cette mise à l’écart l’avait rendu ambitieux. Il désirait prouver à tous qu’il était le plus crapaud de tous les crapauds du boisé. Est-ce que le degré de crapauditude se compare et se compte de manière mathématique, me demanderez-vous ? Peu importe, puisque c’était le ressenti de Côa-Le-Borgne et que ce sentiment le poussait à transformer les histoires entendues en grands rêves. Pendant que tous ses camarades espéraient être un jour embrassés par une princesse, Côa-Le-Borgne n’avait qu’une seule idée en tête : devenir l’animal de compagnie d’une sorcière. »

La prochaine fois, je vous parle de l’erreur qu’on a attrapée dès la première version (merci Louise-Catherine Bergeron)… et de celle qui s’est glissée juste avant l’impression (oups!).

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