Il y a un mois, je vous parlais de multiples petits projets que je comptais faire d’ici septembre. En réalité, j’ai probablement travaillé à l’écriture trois demi-journées depuis.
Mon philosophe de mari me parle souvent de la « violence du capitalisme » qui fait que les gens sont condamnés à être productifs pour subvenir à leurs besoins de base. Moi, le temps que je m’accorde cet été n’aura de conséquences financières que dans deux ans. Le livre que je n’écris pas cet été, ce sont des droits d’auteurs que je ne percevrai pas en 2028.
Cette perte de revenue future ne fait pas le poids contre les besoins immédiats : faire des boîtes, appeler les assurances, conduire aller-retour à Québec, amener les trucs à l’écocentre et les milles autres tâches qu’impliquent un changement de maison et de ville.
Cet été, je savoure pleinement ma chance d’avoir un métier qui me permet de gérer mon temps comme je le veux. Je déménage à temps plein.
Et pour mes finances? On dirait bien que c’est un problème pour la Annie Bacon de 2028! On s’en reparlera rendu là!