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Limbo-Cumulus partie 1 : la recherche factuelle

J’ai décidé de prendre mon temps pour mon prochain roman et de le faire sans raccourcis, sans tourner de coins ronds. J’ai aussi choisi de vous laisser m’accompagner dans cette création en partageant avec vous chaque étape du processus.

Mini-présentation du projet : ce sera un roman fantastique pour les 9-11 ans dans lequel un jeune garçon fugue sous le coup de la colère et se retrouve dans un royaume de nuages. Son titre de travail est « Limbo-Cumulus ».

Je me suis donnée tout le mois d’août pour faire de la recherche et amorcer le plan. Je considère qu’il y a deux types différents de recherche. Le premier est factuel : on cherche à en savoir plus sur les différents thèmes abordés. Le second est plutôt une exploration de ce qui s’est déjà fait en création autour de ces thèmes et sera couvert dans un autre billet.

Pour ma recherche factuelle, je me suis concentrée sur deux thèmes : les nuages, et la colère.

Les nuages
Voici donc les livres de référence que j’ai lus pour me renseigner sur les nuages :

Et voici les notes que j’ai prises pour mon roman. Vous remarquerez que mes notes ne sont pas des résumés complets de ce que j’ai appris durant mes lectures, ils ne représentent que des pistes que je trouve intéressant d’utiliser (ou pas!) dans mon écriture.

  • Avant la classification de nuages actuelle, Lamarck (rival de Darwin?) a proposé un “Atlas international des nuages” bien plus poétique.
  • Expressions possibles : bancs de nuages, nappes de nuages, champs de nuages, troupeau de nuages, nuages en galets, en rouleaux, en lamelles.
  • Région: la troposphère
  • L’idée de dépression existe tant dans l’humeur humaine qu’en météo. Quelques phrases poétiques sans le faire exprès : “C’est la dépression qui permet la formation de nuages”, “La dépression tourne sur elle-même” “Plus on s’élève, moins la pression est forte et plus on se sent léger”.
  • Les vents sculptent les nuages. Quelques noms de vents: zéphyr, brise, rafale (Raphaël?), mistral, alizé (qui est aussi un nom), chinook.

La colère :
Même principe, voici les livres que j’ai lus jusqu’à présent (j’en attends au moins un autre, réservé à la bibliothèque)

Et voici mes notes :

  • On peut “vibrer” de colère.
  • Il ne faut pas confondre colère et violence. TRÈS IMPORTANT!
  • Si on étouffe notre colère, on devient triste et morose (lien avec dépression?)
  • La colère permet de faire passer un message, d’affronter les obstacles. La colère fait bouger les choses (exemple: le droit de vote pour les femmes) elle donne énergie, motivation, courage, affirmation de soi.
  • L’enfant n’est pas “colérique”, il est “traversé par les colères”. (Comme le ciel est traversé par les nuages? )

Pendant ce temps, j’effectue également la deuxième sorte de recherche en lisant des albums, bandes dessinées et romans qui ressemblent à ce que j’ai entête… je vous en parle une autre fois!

Multiples utilités professionnelles des vacances

Je reviens d’un mois complet sur l’île de San Miguel dans les Açores, soit notre premier gros voyage familial depuis la pandémie. C’était merveilleux,  mais je ne suis pas ici pour faire l’étalage de la beauté de cette île, mais bien pour parler d’écriture! Voilà donc les trois utilités professionnelles d’un tel voyage pour un auteur!

De nouvelles références vécues
C’est un classique du milieu littéraire : écrivez ce que vous connaissez. Les vacances permettent à l’auteur de vivre certaines aventures qui lui serviront de référence pour les prochains romans, tant au niveau des émotions que des paysages. Dans mon cas, j’ai sauté de falaises beaucoup trop hautes pour mon confort, j’ai été attaquée par des vagues plus fortes que moi, j’ai fait du rappel dans une cascade, j’ai visité une grotte à la lueur seule d’un casque de mineur.  La prochaine fois qu’un de mes personnages fait quelque chose de semblable, je saurai de quoi je parle avec une nouvelle autorité!

Un élargissement du concept de différence culturelle
Chaque fois qu’un auteur de l’imaginaire invente une nouvelle race, il doit également construire une culture différente de celle qu’il connaît. Or, il n’est pas toujours facile de réfléchir à ce qui peut être changé dans un mode de vie. Par exemple, aux Açores la taille de la miche pain est démesurée, certains plats sont cuisinés à même les eaux volcaniques, les champs des cultivateurs sont séparés par des rangées de fleurs plutôt que par des clôtures et des marchands ambulants en camion remplacent les marchés fermiers. Ce sont parfois de tout petits détails qui marquent les différences. Voyager permet de remettre en question nos repères et d’élargir nos sphères du possible.

Du repos!
Un concept d’agriculture appris sur les bancs d’école m’a marqué : la jachère, soit le principe d’arrêter la culture d’un champ pour permettre au sol de se renouveler. C’est ça aussi, les vacances : laisser le cerveau se reposer pour permettre aux idées de se renouveler. Durant tout le mois, je n’ai ouvert ni traitement de texte ni cahier de notes. Je n’ai même pas pensé à mes futures histoires. RIEN. Je ne sais pas encore si ça me sera bénéfique pour la suite, mais, chose certaine, c’était fort agréable !!!

Maintenant que mon mois est terminé et que je suis de retour à Montréal, je me mets sur la deuxième phase de mon été : la recherche d’inspiration pour mon prochain roman. Je vous tiendrai au courant des avancées au cours du mois, puisque j’ai décidé de vous laisser m’accompagner d’un peu plus près pour ce prochain livre.

Suggestions du 12 août, spécial bandes dessinées

Il reste moins de deux semaines avant cette fantastique tradition annuelle qu’est le 12 août j’achète un livre québécois! En l’honneur de ma participation au prix Bédélys cette année, je vous fais des suggestions entièrement « bédéisées »! Si vous préférez prendre un de mes livres à moi, visitez ma page « Publications » et laissez-vous tenter!

Pour les adultes : La méduse, Boum
Boum est peut-être ma partenaire pour les Pétronille inc., mais c’est avant tout une bédéiste de grand talent! Et elle est au sommet de sa forme dans cette touchante histoire parue chez Mécanique Générale sur les déboires d’Odette, une jeune libraire prise avec un nombre grandissant de méduses dans son champ de vision.

Vous l’avez déjà lu? Essayez Le petit Astronaute de Jean-Paul Eid, tout aussi touchant.

Pour les ados : Il était une fois (2 tomes), Axelle Lenoir
J’étais tombée sous le charme d’Axelle Lenoir à travers sa bande dessinée French Kiss 1986 et ces deux recueils de ses publications dans le magazine Curium sont la définition même du mot « déjanté ». Pas toujours facile de taper dans le mille avec les ados, surtout en humour, et là, c’est parfaitement réussi!

Votre ado aime mieux le mystère que l’humour, alors prenez Parfois les lacs brûlent de Geneviève Bigué, tout aussi bon, mais dans un tout autre registre.

Pour les enfants d’âge primaire : Pol Polaire (2 tomes), Caroline Soucy
Une bande dessinée en série de gags, mais avec tout de même une certaine continuité, qui aurait tout à fait eu sa place dans le journal Spirou! C’est rigolo, discrètement écologiste, et la lecture de chaque tome ne donne qu’une seule envie : continuer l’aventure!

Votre enfant l’a lu vingt fois à l’école? Tournez-vous vers le Facteur de l’espace, on ne se trompe jamais avec du Guillaume Perrault

Pour les petits : Reine Babette, Eric Simard
J’ai eu un coup de foudre complet pour cet album! C’est le genre de livre que j’aurais lu mille fois à mes enfants lorsqu’ils étaient plus jeunes, en découvrant de nouveaux détails à chaque lecture. L’histoire est divertissante, la chute impeccable et le dessin imaginatif.

Vous aimeriez mieux quelque chose avec un apprentissage à la clé? Regardez du côté de Supergroin!

Paul au camp de jour!

La première fois que j’ai entendu parler d’une animation spéciale autour de La légende de Paul Thibault, c’était dans une classe de 5e année de l’école Monseigneur-Gilles-Gervais à Saint-Bruno, où une professeure avait réuni ses élèves autour d’un faux feu de joie créé à partir de bûches de tissus et de lumières de Noël clignotantes.

Je ne suis donc pas surprise d’entendre à nouveau parler de mon Paul en cette saison officielle des histoires autour du feu!

Cette fois-ci, c’est le camp de jour de la ville de Shawinigan qui a décidé d’utiliser mon album. Les animateurs ont raconté la troisième histoire (celle du siffleux) à leurs campeurs, et ont fait suivre le tout par une réinvention du jeu de policier et de voleur, version coureurs des bois et siffleux!

Cerise sur le gâteau, ils ont même recréé le drapeau-pantalon de mon histoire (bâton de gauche sur la photo)!

J’aime inventer des univers et rien ne me fait plus plaisir que de voir les gens s’approprier ces univers à leur tour!

Un gros bravo à l’équipe du camp de jour de Shawinigan!

Prendre une pause, écrire moins, écrire mieux

Dans la dernière année, j’ai beaucoup réfléchi à la quantité de livres que j’écris et publie. J’ai augmenté le nombre de mes animations scolaires sans réduire mon rythme d’écriture, et le plaisir d’écrire en a souffert. J’ai donc pris deux décisions :

La première : prendre une pause.
J’ai vu des amis abandonner l’écriture par éreintement complet, et je n’ai pas envie que ça m’arrive. J’ai souvent pris des pauses pendant l’été, enfants obligent, mais j’étais alors rongée par la culpabilité. Je me donne donc, cette fois, la permission de ne pas écrire DU TOUT pour tout le mois de juillet. Vacances complètes. Je vais lire, jouer aux jeux vidéo, faire des activités en famille, et regarder passer les nuages.

La seconde : prendre mon temps pour mon prochain roman.
Le prochain roman dans l’écriture duquel je vais me plonger en est un que je qualifierais d’important. C’est une histoire qui me trotte en tête depuis plus d’un an et je n’ai pas envie de me presser à l’écrire. Je prendrai donc un mois complet à la suite de mes vacances pour faire des recherches, réfléchir à mon plan et bâtir mon univers tranquillement. J’ai des films que je désire revoir, des livres et des bandes dessinées que je veux lire, des idées éparses à mettre sur papier.

Je ne commencerai l’écriture qu’une fois les enfants retournés à l’école en septembre, et je travaillerai ce roman jusqu’à ce que je sois satisfaire de chaque ligne. Ça prendra le temps que ça prendra.

En espérant que le résultat sera à la hauteur.

Écrire quand on a une mémoire de poisson rouge

Illustration de Andrea Stöckel prise sur publicdomainpictures.net Tous ceux qui me connaissent le savent : ma mémoire est une véritable passoire! Je suis incapable de retenir un numéro, et le moindrement qu’une information m’ait été dite il y a longtemps, il y a une chance sur deux pour que je ne m’en souvienne pas. Comme dit le vieil adage : j’oublierais ma tête si elle n’était pas attachée.

Le problème, c’est que la mémoire est essentielle en écriture. Surtout pour les séries, et encore pire lorsqu’on bâtit des mondes fantastiques ou de science-fiction. Je viens juste de terminer le deuxième tome de Les Abysses, et voilà comment je m’en suis sortie.

1er truc : écrire une bible.

J’ai découvert l’idée des bibles lorsque j’ai fait des jeux vidéo à partir de séries d’animation. Ce sont des documents qui existent surtout pour les séries télévisées, pour lesquelles plusieurs scénaristes différents devront écrire des histoires. On y retrouve des fiches de personnages (autant principaux que secondaires), les noms des lieux et leurs relations géographiques, et toute autre information importante. Quelques exemples qui se trouvent dans ma bible de Les Abysses :

  • Le fonctionnement des implants et du Skompe qui les alimentent
  • L’étage où se situe chaque lieu
  • Les différentes races et leurs caractéristiques
  • L’âge de chaque personnage (que j’oublie sans cesse!)

Dans le meilleur des mondes, ce document s’écrit en amont, avant que le moindre chapitre ait été écrit. Personnellement, je le remplis au fur et à mesure de ma PREMIÈRE RÉVISION. Ce qui veut dire que j’écris un premier jet à l’aveugle, au mieux de ma mémoire déficiente, et c’est lors de la première relecture que je copie-colle les informations utiles dans la bible de la série. Petit bonus : mon éditrice aime bien que je lui envoie le document en question pour l’aider à s’assurer de la continuité de mon univers.

2e truc : laisser des trous

Lorsque j’écris le premier jet d’un tome subséquent, me référer sans cesse à ma bible m’arrête dans mon élan d’écriture. J’ai donc pris l’habitude de laisser des trous (inscrits XXXXXX) pour les petits détails dont je ne me souviens plus. On trouve donc ce genre de phrase dans mes premiers jets :

Encore une fois, c’est lors de la première relecture que je comblerai les trous avec les informations contenues dans ma bible de série.

3e truc : me laisser des notes avant d’arrêter d’écrire

Comme bien des distraits, je suis capable de moments de grande concentration pendant lesquels je réussis à tenir une bonne quantité d’information dans mon cerveau. Malheureusement, tous ces fils auront été échappés avant le lendemain matin. J’utilise donc les cinq dernières minutes de mon temps d’écriture pour prendre des notes sur ce que je m’apprêtais à faire. La plupart du temps, je dresse une liste des éléments essentiels au prochain chapitre, mais il m’arrive également d’indiquer une modification importante que je devrais faire dans ce qui est déjà écrit. Ça me sauve du temps de réflexion lors du début de ma prochaine séance d’écriture, et m’évite les oublis narratifs!

Tricoter ou détricoter?

Je suis en révision du tome 2 des Abysses et, par deux fois, j’ai « détricoté » un chapitre. Je m’explique.

J’adore alterner entre deux scènes de manière rapide à l’intérieur d’un même chapitre. C’est ce que j’appelle « tricoter ».  Je trouve que ça rehausse l’action et que ça maintient le lecteur en haleine. Pourquoi décider d’éliminer le procédé dans deux de mes chapitres, alors? Parce qu’avec l’expérience, je réalise qu’il n’a pas toujours sa place.

Quand l’utiliser :
L’alternance de scène est fantastique lorsque les deux scènes sont dépendantes une de l’autre et que l’une d’elles aura une influence sur le dénouement de l’autre. Par exemple, alterner entre des personnes qui tentent vainement de se sauver d’une maison en feu et les pompiers qui arrivent. C’est parfait.

Quand l’éviter :
Quand deux scènes n’ont aucune influence l’une sur l’autre, même si elles sont simultanées. Par exemple, si j’en reviens à ma maison qui brûle, imaginons qu’il y ait eu un accident de voiture à l’autre bout de la ville au même moment. Les deux événements ont beau être simultanés, ils restent indépendants.

Bref, c’est un procédé que j’adore, mais j’apprends aussi à ne pas en abuser!

Les inspirations derrière Les Abysses

Découvrez quelles sont les inspirations derrière mon dernier Roman, soit Les Abysses T1 : La mine.

Inspiration globale : The Maze Runner, de James Dashner

Excellent roman pour adolescents, j’adorais l’idée d’un livre dans lequel le personnage principal lui-même ignore dans quelle microsociété louche il vient d’atterrir et découvre les règles en même temps que le lecteur. D’ailleurs, dans ce roman aussi, le voyage du protagoniste commence dans un ascenseur.

Inspiration pour les Lorkistes: Dark Crystal et Agent of Shield

Du premier, j’ai pris l’aspect un peu inquiétant et la hiérarchie que l’on retrouve chez les Skeksis.

Par contre, je ne voulais pas leurs habitudes barbares si bien démontrées dans la scène du repas. Au contraire, je suis allé chercher le raffinement des Kree, sorte d’extra-terrestres à la peau bleue, dans la cinquième saison de la série télévisée Agent of Shield.

J’aime ce contraste d’idéologies barbares cachées sous un vernis de retenue civilisée. Les difficultés rencontrées avec la notaire lors de la succession de ma mère sont venues compléter le tout avec un côté bureaucratique très rigide.

Inspiration pour l’univers des Abysses : Books of Babel et Traboulidon

J’avais envie, avec Les Abysses, d’avoir un terrain de jeux pour mon imaginaire! Un endroit dans lequel je pourrais construire plusieurs micro-univers différents qui partageraient un même espace… comme les étages de la tour de la série Books of Babel, une de mes séries de romans préférées des dernières années, ou encore comme dans Traboulidon, émission jeunesse de mon enfance dans lequel chaque épisode nous transportait dans un endroit complètement différent.

Les Chroniques sur le Squat! 

Le Squat est la plate-forme jeunesse du site internet de Télé-Québec. Ils ont récemment commencé un club de lecture audio et le livre Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage est le premier titre choisi! Depuis déjà un mois, et jusqu’au 30 juin, de multiples animations et contenus sont offerts autour du roman. Petit tour d’horizon de ce que vous pouvez y découvrir:

Les activités devraient continuer tout le long du mois!

Ce que je trouve le plus fantastique? Voir tous ces jeunes activement impliqués dans la lecture en dehors de l’école! Longue vie au Club de lecture du Squat!

 

À mes élèves préférés

Mon année d’animations est terminée, et j’en profite pour rendre hommage aux élèves qui rendent ces visites fantastiques!

L’expressif : L’élève dont le visage reflète jusqu’à l’exagération chaque émotion ressentie. Ses yeux s’écarquillent à la moindre information inusitée, il se tape sur les cuisses à la moindre pointe d’humour. Merci, tu me donnes l’impression d’être la personne la plus intéressante au monde!

Le petit tannant : Oui, je sais, s’il y en a plusieurs dans une classe, ou qu’on vit ses interventions en permanence depuis des mois, il peut rendre le travail de professeur pénible. Mais moi, qui ne les croise qu’une heure chacun, je les aime! Leurs interventions inopinées m’amusent, me gardent à l’affût, m’empêchent de réciter toujours la même cassette d’une classe à l’autre. Merci, tu me fais sortir le meilleur de moi-même.

Le créatif : L’élève grâce auquel la simple histoire de joueur de soccer qui se casse une jambe prend une tournure inattendue avec l’ajout de superpouvoirs, de requins volants ou de patate mutante. Merci, rien ne me fait plus plaisir que d’être surprise par une histoire. Tu repousses la monotonie, et fais naître des moments de magie.

Le charismatique : Il y a parfois des élèves sur lesquels les yeux s’arrêtent systématiquement lorsque l’on balaie la salle du regard. Des yeux perçants, des cheveux épiques, une dent croche, un choix vestimentaire osé, un petit détail qui fait qu’on aurait envie de le regarder toute la journée. Merci, comme une œuvre d’art, tu me touches.

Le brave : Le seul à oser lever sa main dans une classe complète de poissons morts. Celui qui se moque bien du jugement de ses camarades et ose se montrer intéressé. Tu es celui que je remercie le plus! Tu me sauves l’humiliation de poser une question et de devoir y répondre moi-même.

Le timide : Il y a parfois des élèves qui ne disent pas un seul mot de toute la présentation, qu’on remarque à peine… et soudain, une fois l’animation terminée, ils font un détour jusqu’à l’auteur pour souffler un « merci », oser poser une question ou même m’offrir un câlin. Merci, c’est pour toi que je suis venue, c’est ton petit effort contre nature qui me confirme que ma présence aura servi à quelque chose.

Le brillant : Chaque classe en a au moins un : un élève qui a toujours la bonne réponse! Celui sur qui tu peux compter lorsque, après avoir donné la parole à trois autres, tu te désespères de pouvoir passer à autre chose. Merci pour ta vivacité d’esprit, j’ai hâte de voir ce que tu en feras en vieillissant!

Bon été à tous les professeurs et élèves, mon calendrier s’ouvrira le 25 août pour une prochaine année d’animation!