Tous les articles par Annie Bacon

Le sacrifice du pigiste!

Je n’ai pas le temps de vous parler ces temps-ci! Pas eut le temps la semaine dernière, et possiblement très peu cette semaine! Il pleut des contrats! Chose rarissime pour l’été! Et, en attendant de vendre 20 000 livres par année, je ne peux vraiment me permettre de refuser ces contrats!

Étrangement, une des premières questions qui arrivent lorsque des auteurs ayant moins dune dizaine de livres sous la cravate, c’est « qu’est-ce que tu fais comme autre métier »! Eh oui! On a tous un autre métier, ou presque! Le mien, c’est Game Designer! Je suis chanceuse : c’est un métier créatif qui me plait assez!

Pour les curieux mon site de pige est ici: www.anniebacon.com. Il est loin d’être à jour par contre, puisque, depuis trois ans, dès que j’ai du temps libre, j’écris plutôt que de faire du développement des affaires! La refonte du site est à quelque part sur ma « to-do list »… bien en dessous des clients à facturer, des chapitres à écrire, et des éditeurs à relancer!

La rime, divin supplice

Ceux qui me suivent depuis un bout savent peut-être que j’ai écrit un conte de Noël en semi-vers. Pourquoi semi? Parce que j’avais envie de passer de la prose, si efficace pour faire avancer une histoire de manière fluide,  aux vers, si merveilleux à lire à haute voix!

Ledit texte s’est écrit de manière quasi-miraculeuse, en quelques heures seulement. Le genre d’épiphanie qui n’arrive que lorsque les muses sont toutes alignées! Évidemment, ce n’était qu’un premier jet! Armée d’excellents commentaires d’une collègue outre-mer, j’ai entrepris hier d’entamer les corrections. En fait, je n’étais pas censée y toucher avant d’avoir terminé mon tome quatre de Terra Incognita, mais je n’avais qu’une petite heure devant moi, trop peu pour attaquer un chapitre épique où toutes les actions de ce roman d’aventures convergent et explosent en une apothéose digne d’un grand blockbuster estival! Bien trop intimidant pour une petite heure! Par contre, des corrections d’un petit album illustré? Des pinottes! pensais-je en me rentrant allègrement le proverbial doigt dans le non-moins proverbial œil.

Car voyez-vous, les vers sont comme une construction de bâtons de popsicles dépourvue de colle : impossible d’en bouger un seul mot sans que tout ne s’écroule! Le moindre changement, ajout, retrait oblige à repenser la strophe tout entière. Un casse-tête pas possible. Tellement qu’au bout de l’heure en question, j’abordais à peine la deuxième page de ce supplice. Et pourtant, je n’avais qu’une seule envie : continuer! La rime est un défi exaltant! Terrible casse-tête devant lesquels s’obstiner avec orgueil. Elle s’écrit difficilement, se travaille très mal, fait sacrer les plus patients et déclenche des maux de tête abominables. Seuls les plus tenaces s’en sortent. Mais quelle satisfaction lorsque les mots sont enfin alignés avec grâce! C’est un peu comme résoudre une énigme, réussir une patience, découvrir le coupable avant Poirot, vaincre le « big boss » du dernier niveau!

J’ai déclaré forfait pour cette fois-ci et vais attendre sagement, comme prévu, un premier jet du Vol des Scarpassons avant d’y retourner.

Ce n’est que partie remise, je n’ai pas dit mon dernier mot!

Trois livres : à la fois peu… et pas trop mal!

Ce n’est que plusieurs heures après avoir appris que mon dernier livre était arrivé sous sa forme physique chez mon éditrice que la chose m’a frappée : j’ai trois livres publiés*. Un seul, c’est un caprice de parcours. Deux, c’est le titre officiel d’auteur selon l’UNEQ. Trois…? Je ne sais pas, mais il y a certainement une dose de sérieux, un certain poids, à ce chiffre. Trois livres ne peuvent être le fruit d’une simple erreur de parcours.

Lorsque j’ai publié le premier, je me disais « j’en fais trois, puis on verra! ». Écrire un livre avait été un tournant non prémédité. S’il y a longtemps que j’aimais raconter des histoires, le médium m’importait peu, et le livre était un de ceux auxquels j’avais le moins pensé. Ce n’est qu’au beau milieu de l’écriture du deuxième tome que j’ai réalisé que je désirais ardemment continuer. Longtemps. Souvent.

J’ai une grande tendance à regarder toujours vers l’avant, souvent même un peu trop loin. Mais aujourd’hui, j’ai décidé de m’arrêter quelques minutes pour plutôt contempler le chemin parcouru.

Ça va. C’est fait. Maintenant, se concentrer à doubler ce chiffre avant 2012!

* Bien que j’ai également trois albums illustrés chez Mille-pattes, ceux-ci ne sont pas « officiels » puisque l’éditeur n’est pas accrédité.

Comment régler un problème de public cible.

Avant de commencer ce blogue, on pouvait trouver une description de mes livres à l’URL romanjeunesse.com. Ce site m’était bien utile comme référence à laisser aux visiteurs de salon indécis, ainsi que dans les écoles où j’allais faire des animations. Mais depuis que le site est devenu ma plate-forme de réflexion personnelle sur le processus d’écriture et le métier d’auteure, j’étais de plus en plus réticente à laisser l’adresse. Surtout aux élèves. Que faire alors? Un deuxième site séparé? J’en ai déjà deux, métier de pigiste oblige, en gérer trois me semblait exagéré!

La solution : pas de nouveau site… juste un nouvel URL!

www.meslivr.es

L’adresse est simple, courte, et juste assez inhabituelle pour rester dans les mémoires. Elle opère une simple redirection vers une page statique de mon blogue. D’ailleurs, en cliquant « MES LIVRES! » dans la navigation de gauche, vous arriverez exactement au même endroit! Ainsi, je dirige les visiteurs de salon et les élèves d’animations scolaires vers ce qui les intéresse : mes publications! S’ils ont envie d’explorer le site et tombent par hasard vers mon blogue, aucun problème non plus : je n’ai rien à cacher!

Et tant qu’à remanier les pages un peu, j’ai également corriger deux-trois petites choses qui m’agaçaient! Prenant mon courage à deux mains, je suis allée tripatouiller mon thème WordPress pour grossir les microscopiques polices de caractères, et pour enlever la bordure jaune qui apparaissait sur toutes les images. Finalement, j’ai changé l’entête pour y ajouter mon dernier livre, et pour changer ma photo que plusieurs qualifiaient de trop sérieuse pour me ressembler. Si c’est encore l’ancienne qui apparaît, faites « refresh » en gardant la touche « shift » enfoncée!

Il faut bien faire le ménage, après tout, j’ai un nouveau livre qui s’en vient! Mon éditrice m’a confirmé qu’il était arrivé, tout frais sorti de chez l’imprimeur! Je vous en donne des nouvelles bientôt!

Je ne doute que lorsque je n’écris pas.

Il y a quelques semaines, Gen écrivait, sur son blogue, un billet sur « Notre ami le doute » et sur comment celui-ci nous pousse à travailler plus fort. Dans la même semaine, Marie-Julie Gagnon m’avait posé une question sur le même sujet, par laquelle j’avais répondu par la presque négative : je doute très peu. En fait, c’est faux. Je doute beaucoup… mais jamais lorsque j’écris.

Lorsque je compose mon histoire, je repère les péripéties faibles et les « trous » de scénarios sans problèmes.  Si j’aligne les mots, je reconnais les phrases qui sonnent juste et retravaille les autres. Lors de la première lecture, c’est avec conviction que je fusionne deux paragraphes et avec certitude que j’enlève et rajoute quelques phrases, que je change un paragraphe complet, que je remplace certains mots. Même les corrections demandées pas l’éditrice ou une de ses correctrices se fait dans une assurance complète. Je sais lorsqu’elles ont raison et améliore le manuscrit en conséquence; je sais lorsqu’elles ont tort et justifie mes choix en commentaires.  Quand arrive la fin de ma session d’écriture, je ferme le couvercle de mon laptop avec la satisfaction merveilleuse du travail bien fait.

Le problème, c’est lorsque je n’écris pas.

S’il y a trop longtemps que je n’ai pas ouvert Word pour autre chose que pour des  contrats de conception en jeux vidéos, le doute cogne, entre, s’installe, et fait comme chez lui. Il se repait de l’immobilisme de ma carrière d’auteure. J’ai besoins d’avancer pour garder ma confiance,  celle envers mes capacités d’écrivain, mais surtout celle envers mes chances de réussite. Je peux y arriver… mais seulement si j’y travaille.

Tout ça pour dire que je n’ai pratiquement pas écris de l’été, que j’attend d’innombrables réponses d’éditeurs, que cette attente mine ma confiance étrangement plus que des réponses négatives, et que le tout me donne des envie de positions fœtales.

Un petit chapitre et tout ira mieux.

Où il est question de la modernisation du club des 5 et de l’évolution de Spirou

La maison d’édition en possession des droits sur le Club des cinq de Enid Blyton a décidé de moderniser certains termes dans ces livres pour les rendre plus accessibles à la nouvelle génération. Par exemple, l’expression « School tunic » sera remplacée par le mot « uniform ». Le tout serait en réponse à une étude qui aurait démontré que le langage vieillot empêchait les enfants d’aujourd’hui d’apprécier ces œuvres.

Surprenamment, ma réaction à cette nouvelle n’est pas un outrage que l’on touche aux mots d’Enid Blyton, de laquelle je suis une assez grande admiratrice pour lui avoir dédicacé le tome 3 de Terra Incognita! Au contraire, je me pose une question sur la pertinence de vouloir faire découvrir le tout aux jeunes d’aujourd’hui. Si les cinq membres du fameux club ont accompagné mon enfance, je ne me fais aucune illusion sur leur valeur. Il ne s’agit pas là de grands classiques de la littérature jeunesse! On est loin d’Alice au pays des merveilles ou de Tom Sawyer!  Je n’ai aucune envie de faire revivre ces histoires à ma propre progéniture, alors que j’attends avec grande hâte le moment où ma fille sera assez grande pour la faire plonger dans les chroniques de Narnia!

En fait, tant qu’à moderniser, ils devraient prendre exemple sur ce qu’ont fait les éditions Dupuis avec Les aventures de Spirou. Plutôt que de « repeinturer » ces bandes dessinées pour leur donner un vernis plus moderne, ils ont confié les personnages à de nouveaux auteurs qui continuent l’ouvre et la garde actuelle. Les enfants qui découvrent Spirou avec les nouveaux albums vont ensuite d’eux-mêmes découvrir les grands classiques de Franquin, sans qu’on soit obligé d’y changer une virgule. Et pour pousser l’enveloppe encore plus loin, Dupuis ont créer une deuxième ligne plus artistique par laquelle ils confient les personnages à des auteurs de grand talent et leur donne entière liberté sur leur utilisation. Des œuvres plus personnelles, dont certains sont de petits chefs-d’œuvre!

Comment ce modèle s’appliquerait-il au Club des cinq? Il faudrait confier la série à un nouvel auteur jeunesse qui lancerait, à son tour, les quatre enfants et leur chien à l’aventure dans un youyou pour explorer une grotte utilisée par des contrebandiers! Et « on the side », un album pour collectionneurs nostalgiques présenterait ce même groupe tel que vu par plusieurs auteurs actuel. Le Club des 5 vu par Ian McEwan et Yann Martel? J’achète!

Ma librairie de rêve

Le bingo papineau transformé en librairie!

Après un cinglant billet sur la nécessité pour les librairies de se réinventer, Dominique Bellavance a invité tous les blogueurs à jouer le jeu d’écrire une fiction dans laquelle on entre dans ce qui constituerait pour nous une librairie idéale.

Mon rêve à moi est laconique, et se lit comme suit :

Je sors de chez moi, je marche quelques coin de rue, j’entre dans une librairie.

La seule chose dont je rêve : une librairie de quartier! À un point tel qu’un des premiers billets que j’ai écrits sur mon blogue était une supplique envoyée à la librairie Monet pour qu’ils s’y installent. Pourtant, je n’habite ni la Côte-Nord, ni une autre région éloignée! J’habite l’est du plateau, un coin de Montréal de plus en plus riche, cultivé, et familial. Terreau parfait pour la vente de livres! Il s’y trouve bien quelques bouquinistes de livres usagés, mais le magasin offrant des livres neuf le plus près est le Renaud-Bray sur Saint-Denis, tout de même situé à 20 minutes de marche de chez moi. Pour un quartier contenant 50% de piétons, c’est loin! Ma librairie idéale est simplement une librairie locale.

Je profite donc de ce billet-concours pour « taper sur le clou » une seconde fois et exhorter toute librairie indépendante de venir s’installer à l’est de Berri! J’ai même une suggestion d’endroit pour vous : l’ancien Bingo sur Papineau! « C’est-y pas parfait? » Énorme, cachet, entouré de salles de spectacles (La Licorne juste à côté, et le La Tulipe juste en face), et en ligne direct avec le pont! Allez! Dites oui!!!!

Avant qu’on ne m’accuse de manquer d’imagination et de n’utiliser le concours de Dominique que pour servir mes propres intérêts de consommatrice en manque de bouquins, voici tout de même, pour me faire pardonner, je termine sur une liste de caractéristiques qui me feraient efficacement rêver :

  • – Une section jeunesse un peu magique avec « heure du conte » pour les 2-3 ans à 10h la semaine, et pour les 4 et plus à 16h (juste après l’école)
  • – De nombreux clubs de lectures classés par âge et par genre littéraire
  • – Un service de livraison à bicyclette lorsqu’on a commandé un livre qui n’était pas en stock et que celui-ci est arrivé.
  • – Un service de courriels qui nous permet de recevoir une notification de nouvelles publications sur nos auteurs préférés.
  • – De l’espace pour des animations d’auteurs et pour des séances de signatures en magasin
  • – Une sélection de livres en anglais
  • – Un espace de travail « bienvenu aux auteurs » avec wi-fi inclus et aucune obligation de consommer! (Avec des barreaux et une pancarte « ne jetez pas de nourriture »!!)

Que sont les héros adultes devenus?

Je suis en pleine réflexion de conception pour de nouvelles séries, et réalise soudainement que toutes mes idées impliquent des enfants comme héros… comme la plupart des romans jeunesse. Normal, diront certains : les enfants aiment s’identifier aux héros des histoires, alors on leur en donne à leur image. C’est ainsi que les héros de nos enfants sont des Harry Potter, Amos d’Aragon, Aurélie Laflamme, etc.

Pour tant, il est bien plus compliqué de mettre en scène des enfants, surtout lorsqu’il s’agit de romans d’aventures. Passeport, argent, transport, etc. sont tous bien plus compliqués à gérer lorsque les protagonistes sont mineurs. Déjà, à la base, il faut habituellement se débarrasser des parents, sinon le sentiment de danger est amoindri. Il n’y a rien de plus fatigant qu’un enfant toujours en train de sauver la peau des adultes qui devraient, logiquement, être en charge. Tous les fans de Star Trek : Next Generation sauront de quoi je parle! C’est ainsi qu’on trouve une effarante proportion d’orphelins en littérature.

Dans les autres médiums (Bande dessinée, film et télévision), il y a bien les superhéros qui viennent rétablir une certaine balance en offrant des modèles ayant laissé l’adolescence loin derrière, mais ce genre est, de manière surprenante, plutôt absent des rayons « romans » de la librairie.

Et la tendance ne s’arrête pas aux romans jeunesse! Dans un article récent, Entertainment Weekly  présumait que si les œuvres « To kill a Mockingbird » et « The Catcher in the Rye » étaient publiées aujourd’hui, ils le seraient dans la section jeunesse, rayon « jeunes adultes » juste à côté de Twilight. Pourquoi? À cause de l’âge de leurs protagonistes!

Moi qui ai été jadis fascinée par Yoko Tsuno (et amourachée d’Albator), il y a de quoi se poser des questions. Certains spécialistes (je ne retrouve plus la source, je ferais une terrible journaliste!) pensent d’ailleurs que cette absence de modèles plus vieux entraverait le développement des enfants en leur enlevant cette envie de grandir. Pourquoi s’en donner la peine alors que, selon la culture qu’ils consomment, les enfants sont toujours les plus forts!

C’est donc une piste de réflexion pour ma création de nouvelle série. Est-il temps de réhabiliter le héros adulte à la Bob Morane, Zorro, Daniel Boone et compagnie?

Et surtout… est-ce que j’ai vraiment envie de le faire, moi?

Mon entrevue pour Préfaces

Pas de billet, parce que vous avez une bien meilleure manière d’en apprendre plus sur moi et mon écriture ce matin! J’ai eut le plaisir d’être interviewé par Marie-Julie Gagnon pour son blogue Préfaces, sur lequel elle publie des vidéos de rencontre d’auteurs, et l’entrevue en question est disponible depuis hier soir!

Je vous invite donc à m’y écouter, mais également « scroller » jusqu’en bas pour découvrir ses autres rencontres, notamment avec Mélodie Nelson et Patrick Dion.

Recherche auteurs audacieux!

Foule tirée de Openclipart.com, manuscrit tiré de mon propre ordi!J’ai envie de proposer une animation un peu spéciale aux divers salons du livre pour l’année qui s’en vient. L’idée : écriture en direct. Un, deux ou trois auteurs installés sur une scène en plein travail, le contenu de leur écran diffusé sur de larges toiles au-dessus de leurs têtes. Les spectateurs y verraient tout : fautes d’orthographe, phrases modifiées vingt fois, longues pauses dues au manque d’inspiration, recherche d’un terme spécifique sur Internet, retour en arrière pour changer un détail, etc. On offrirait ainsi une fenêtre non censurée sur le processus d’écriture de chacun.

Le tout pourrait être fait de manière ponctuelle, une heure à la fois (c’est un minimum), mais un salon audacieux pourrait décider d’avoir une scène complètement dédiée à l’écriture en direct, sur laquelle les auteurs se succèderaient tout au long du salon. Je vais également tenter d’obtenir une compensation monétaire, possiblement de 50$ par auteur par heure si la scène est installée en plein trafic, et le double pour une salle fermée.

Pour faire une telle chose, il faut des auteurs capables d’écrire dans les conditions les plus intimidantes. J’aimerais joindre à ma proposition d’animation une liste d’auteurs volontaires à venir mettre leur écriture à nue devant la foule de badauds fascinés. La liste devra être « splittée » en auteurs jeunesse et auteurs tout court, afin de meubler les journées scolaires et les journées de fin de semaine de manière appropriée.

Les seuls règlements : avoir au moins un roman de publié dans la catégorie choisie (jeunesse ou générale), apporter son propre ordinateur portable, et travailler sur un manuscrit réel et en cours.

Qui embarque? Laissez-moi un commentaire ou écrivez-moi!