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Une véritable journée d’écriture

Aujourd’hui, je fais un test de productivité pour voir quelle quantité de travail je suis capable d’abattre en l’absence de mes deux sources d’anti-productivité par excellence, soit les médias sociaux et mes enfants.

 

Commençons par le deuxième! Évidemment, une fois que le plus jeune est à la garderie et que la plus grande est à l’école, ils ne dérangent en rien mon écriture. Par contre, cette situation n’arrive que trois jours par semaine pour le premier, et uniquement de 9h à 15h pour la deuxième. Bref, mes semaines de travail habituelles sont composées de trois journées de 5 heures chacune, auxquelles s’ajoutent, au besoin, quelques heures volées par-ci par-là lorsque les contrats débordent. Aujourd’hui? La marmaille est chez la grand-mère, je m’enligne donc pour une journée de 9h à 17h, comme un travailleur normal.

 

Pour ce qui est des médias sociaux, comme on le sait, il s’agit d’un « bouffe-temps » pas possible. GMail, Facebook, Twitter, refresh, reload et recommence; une ronde de procrastination dans laquelle je me laisse bien trop souvent emporter. Un récent reportage sur l’auteur américain Dean Koontz le montrait au travail… sur un ordinateur tellement dépassé et dinosauresque que le traitement de texte se faisait en blanc sur un fond bleu. Évidemment, pas de connexion internet sur une telle relique. Avouez que, pour pondre un maximum de pages en un minimum de temps, l’idée a du bon.

 

Ne vous en faites pas, je ne planifie aucunement de commencer une vie débranchée, ces outils me sont tout de même vitaux pour garder un semblant de vie sociale et d’activité humaine dans ce qui serait sinon la très grande solitude du travail à la maison. Il s’agit simplement d’un test de productivité, pas d’un nouveau mode de vie!

 

Bref, tout de suite après avoir publié ce billet, je coupe le réseau pour ne le rouvrir que sur mon heure de lunch, pour ensuite le couper de nouveau jusqu’à la fin de ma journée. En sortirais-je hyper-productive et désireuse de recommencer? Complètement épuisée? Morte d’ennui? On verra bien!

De l’amour de l’industrie littéraire pour les vedettes de l’écran

Petite question rapide pour vous : qu’ont en commun Jane Fonda, John Lithgow, Jane Lynch et Michael Moore? Si vous avez répondu « ils ont écrit un livre », vous avez gagné!

Quoi? Ce n’était pas votre première réponse? Et pourtant, tous ces individus feront parti d’un grand événement littéraire, soit le « Book Expo of America », BEA pour les intimes, le mois prochain à New York, ils sont mis de l’avant dans une série de conférences qui, je cite, a l’ambition de « highlight a handful of selected major authors ». Major authors, rien de moins! Pourtant, ils qualifieraient plutôt de “major celebrities who just happen to have written books”, non?

Le phénomène de préférer une célébrité ayant écrit un livre plutôt qu’un écrivain ayant réussit à gagner une certaine notoriété n’est pas un phénomène nouveau. On le retrouve dans les listes d’invités aux émissions culturelles, sur les estrades de salon du livre, et même dans les (rares) pages de critiques littéraires des médias de tous acabits. Dans tous ces cas, on peut toujours tenter de trouver des excuses du genre « tous les moyens sont bons pour amener les gens à la lecture »,  « oui, mais c’est ça que les gens veulent » et autres platitudes du genre. Mon problème avec le BEA, c’est qu’il ne s’agit pas d’un Salon du livre ouvert au public, mais bien d’un événement ciblant uniquement les membres de l’industrie : éditeurs, critiques, libraires et auteurs publiés en seront les seuls visiteurs. S’il existe, dans le monde, une seule foule plus excitée à l’idée d’entendre parler Michael Connelly que de voir Brad Pitt en bobettes, il s’agit bien de celle-là!

Si même l’industrie, à l’interne, cède à l’éblouissement de la célébrité télévisuelle et cinématographique, c’est que le mal est profond, et que les auteurs « ordinaires » ne sont pas sortis de l’auberge.

Ces livres que je m’acharne à terminer de lire.

Il y a deux attitudes complètement différentes qu’il est possible d’adopter lors de la lecture d’un livre qu’on ne trouve pas très bon. Certains le laisseront en plan sans aucun remords en se disant que « la vie est trop courte », alors que d’autre termineront tant bien que mal le navet. Je suis de la deuxième catégorie, et alors que je viens de terminer non pas un, mais deux livres du même auteur alors que l’ennui s’était installé quelque part entre les pages 30 et 50 du premier des deux, je ne peux m’empêcher de me poser la question à moi-même : pourquoi donc terminer un livre que l’on n’aime pas?

 

J’en suis arrivée à deux réponses. Premièrement, parce que je suis d’un naturel très optimiste, qui me pousse à penser que le livre va s’améliorer, mieux encore, que la fin en vaudra la peine. Ça c’est déjà vu : un livre moyen avec une fin extraordinaire, mais je dois avouer que l’inverse, soit un très bon livre dont la fin est décevante semble un phénomène plus courant.

 

Deuxièmement, une curiosité dévorante qui me rend insupportable l’idée de ne pas savoir comment le tout va terminer. Je ne sors jamais d’un film au cinéma et n’arrête jamais un visionnement de DVD en plein milieu pour les mêmes raisons. Ne pas savoir m’empêche de dormir. Le pire que j’ai fait ? J’ai lu le dernier tome des Orphelins Baudelaire sans même avoir lu les tomes 4 à 12, juste pour voir comment ça finissait.

 

Et vous, finissez-vous toujours les romans que vous commencez?

Dissection de la publication en France

Si j’ai écrit récemment sur les différentes manières de vivre de l’écriture Jeunesse au Québec, une quatrième manière de vivre de l’écriture jeunesse est justement d’en sortir, de ce tout petit marché qu’est le Québec. Évidemment, lorsqu’on écrit en français, la France et ses 64 millions d’habitants est la première sur la liste.

 

Défaire les mythes :

Lorsqu’un auteur rêve de la France, il se fait souvent rabattre le caquet avec l’argument que « il y a peut-être plus de monde, mais la concurrence est aussi plus forte, tu n’en vendras pas plus ». Une petite recherche m’a tout de même permis de voir que le tirage moyen d’un nouveau livre y est de 8000 exemplaires. Considérant que le tirage moyen québécois tourne plutôt de 2000, l’effet multiplicateur est indéniable.

 

Il existe plusieurs manières de percer le marché français. La première consiste à publier d’abord au Québec, puis à convaincre un éditeur de là-bas de prendre votre roman pour distribution en France. À ce qu’on m’a dit, il est inutile de s’essayer avant d’en avoir vendu au moins 5000 ici, ce qui constitue déjà un joli petit succès. Il est normal que les éditeurs français soient frileux et ne prennent que les valeurs sûres, après tout, ils devront donner une partie des profits à votre éditeur actuel, ce qui coupe leur part du gâteau un peu. Notez que cette démarche peut autant être faite par vous-même que par votre éditeur.

 

La deuxième manière dépend entièrement de votre éditeur. Il y a quelques maisons québécoises qui choisissent certaines de leurs œuvres pour les distribuer en France. C’est le cas entre autres des éditions De Mortagne qui, après avoir vu le vaste succès des Chevaliers d’émeraudes qu’ils avaient confié aux éditions Michel Lafon, ont décidé d’éditer eux-mêmes leurs plus grands succès en France. Encore ici, le succès local est un pré-requis. Notez aussi qu’une présence à la librairie du Québec à Paris n’est pas considérée comme une véritable « distribution en France ».

 

La troisième est toute simple et surprenamment pas beaucoup utilisée. Il s’agit d’envoyer un manuscrit directement en France, sans passer par l’édition d’ici. Les deux désavantages principaux deviennent rapidement apparents et découlent tous deux de la même cause : les maisons françaises sont inondées de manuscrits. Vraiment inondées! Résultat : les chances d’être choisis sont minces, et les délais d’attente de réponse encore plus interminable qu’ici. AJOUT: Dans les commentaires: Elisabeth m’a rappelé que les droits d’auteurs, en France, sont par contre moins élevés. On parle de 8% en publication direct plutôt que 10%. Le pourcentage lorsque le livre est déjà publié au Québec dépend du contrat de l’auteur.

 

Tout ça pour dire que, en attendant d’avoir un succès de 5000 exemplaires vendus ici ou un éditeur qui distribue en France, j’ai décidé de tenter ma chance avec la méthode numéro trois. En effet, j’avais un petit texte de Noël absolument charmant qui semblait désarçonner les éditeurs d’ici de par son niveau de langage. Comme c’était un texte écrit sur un coup de circonstances et que je n’avais aucune presse de le publier ici, il était un candidat parfait à l’exportation! Histoire de ne pas simplement envoyer le tout de manière aléatoire, je l’ai soumis d’abord à une amie auteure rencontrée via nos blogues respectifs, soit la merveilleuse Maryvonne Rippert, dont le dernier livre, Métal Mélodie, a reçu plusieurs honneurs et fait ravi encore plus de lecteurs. Mme Rippert a eu la gentillesse de me servir de directrice littéraire pour améliorer le rythme du texte ainsi que pour s’assurer de son « Européanité ». Comble de la générosité, elle m’a également fourni l’adresse d’une Éditrice en album jeunesse de sa connaissance. Si le livre parait en France, il lui sera dédicacé!

 

Le manuscrit en question est parti au mois de février, telle une bouteille à la mer. Je ne m’attends pas à des nouvelles rapides, et, dans le cas d’une réponse négative, j’aurai toujours le loisir de l’essayer ici. Comme on dit : rien à perdre, tout à gagner!

Une journée d’animation parfaite!

Des journées d’animations en milieu scolaire, on en voit de toutes sortes lorsqu’on est auteur jeunesse. Certaines vous rappellent à quel point vous êtes bien tout seul devant votre ordinateur, alors que d’autres vous remplissent d’énergie pour continuer. À la fin de celle d’hier, une seule pensée m’est venue : quelle journée d’animation parfaite. En voici les ingrédients :

  • – D’abord, seulement deux animations, en après-midi toutes les deux. Ainsi, j’ai eu du temps pour écrire en matinée (bon, ok, je n’ai pas écrit, j’ai fait de la logistique et de la vaisselle! Mais j’aurais pu!) et j’ai pu manger tranquillos à la maison plutôt que de me taper une salle des profs dans lesquelles je ne sais jamais si je dois tenter de m’intégrer à la conversation ou manger sagement le nez dans mon tupperware.

 

  • – Des gros groupes  (50 à 70 élèves), mais offrant ce mélange parfait de bonne écoute et de participation active. Un gros point bonus : ils ont même réussi, dans les deux animations, à répondre du premier coup à la question « qui est Vasco de Gama », du jamais vu! Mais que mettent-ils dans l’eau à Brossard?

 

  • – J’avais la pêche! Comme tout « performer », j’ai de meilleures journées que d’autres, et hier, j’étais en feu! Énergique, empathique, toujours prompte à la réplique, tout roulait comme sur des roulettes. Notez que ce point-ci et le précédent forment parfois un cercle vicieux. Rien de tel qu’un auteur déchaîné pour garder un groupe bien attentif, et rien de tel qu’un groupe bien attentif pour donner tout plein d’énergie à l’auteur.

 

  • – Des professeurs qui sont venus me remercier pour l’animation lors du salon qui suivait. Les compliments ont fusé, rien de tel que de se sentir apprécié!

 

  • – Un salon bien rempli, avec assez de ventes pour en avoir mal à la main (de là l’avantage des gros groupes!), et surtout, court! Fermeture à 18h, retour à la maison à temps pour prendre un souper tranquille et mettre les enfants au lit! Même pas le temps d’être taaaaaaannée!

 

  • – Cerise sur le sunday, une élève qui vient me dire qu’elle a lu tous mes livres et que je suis un de ses auteurs préférés! Ça fait chaud au cœur!

 

J’en fais environ une par semaine pour le prochain mois! En espérant en avoir d’autres semblables!

 

Les jeunes lecteurs : public éphémère.

 

J’ai certains auteurs fétiches que je suis depuis des années : Robin Hobb depuis 7 ans, Gregory Maguire depuis 10,  Guy Gavriel Kay depuis 20, etc. Dès que leur nouveau roman sort, peu importe les critiques, je l’achète, je le lis, et j’attends impatiemment la suite. Je suis une lectrice fidèle.

 

Qu’en est-il de la fidélité des jeunes lecteurs? Tout d’abord, ils sont habituellement fidèles à une série plutôt qu’un auteur. À preuve, ils dévorent les Geronimo Stilton sans être embêté par le fait qu’ils sont tous écrits par des auteurs différents, et n’ont pas nécessairement suivi Bryan Perro lorsqu’il a troqué Amos D’arragon pour Wariwulf.  Premier problème.

 

Deuxième problème : leur fidélité ne dépasse pas les limites de leur âge en tant que public cible. Prenez ma série Terra Incognita, qui est pour les 9-11 ans. J’ai vu des adolescentes de 13 ans passer devant mon kiosque et s’exclamer : « Wow! Je l’ai lu ce livre-là, j’avais super gros aimé! ». Lorsque je mentionne qu’il y a maintenant deux suites, elles me dévisagent l’air de dire : « Es-tu folle, c’est pour les bébés! ».

 

D’un côté, là est notre travail! Les auteurs jeunesse doivent aider les jeunes à passer à autre chose. Nous construisons des ponts entre l’album illustré et le roman « tout court ». Une fois que notre lecteur ouvre un Balzac, un Auster, même un Crichton, on peut considérer que notre « job est faite »!

 

J.K. Rowling a contourné le problème d’une manière absolument audacieuse en faisant vieillir non seulement ses personnages principaux, mais en offrant également des thèmes, un ton, et une quantité de texte s’adressant à un public de plus en plus âgé. Ainsi, il est possible d’offre à un enfant un Harry Potter à tous les ans à partir de 9 ans, et qu’il y trouve toujours son compte, année après année.

 

Remarquer tout le travail n’est pas perdu pour autant! Les médias, bibliothécaires et libraires, eux, y sont pour longtemps et se souviennent des noms des auteurs. Une carrière d’auteur jeunesse se « bâtit » donc de la même manière que celle des autres… avec la différence que les lecteurs ne font que passer.

 

Parlons revenus!

C’est le temps des impôts, et je viens de passer toute la matinée dans les chiffres! Je fais donc comme Cécile Gladel, Patrick Dion et François Bélisle, et vous dévoile mes résultats pour 2010.

Droits d’auteurs : 2 289,71$

Animations scolaires : 4 541$

Total de mes revenus : Je ne suis pas transparente à ce point!

L’important, c’est le total des deux chiffres mentionnés, soit 6 830,71 $ de revenus liés directement au métier d’auteur. Si on considère que, tant que tous mes enfants ne seront pas au secondaire, je me considérerai comme un travailleur à mi-temps (et donc, à mi-salaire!), ce chiffre constitue une première marche importante vers le fameux objectif de « vivre de l’écriture ».

Pour 2011? Trop tôt, et pas suffisamment réaliste. Par contre, 2013, here I come!!!

Le DPP expliqué aux non-auteurs.

Ceux qui, parmi vous, suivez des auteurs sur Twitter et Facebook, avez pu voir, vers la fin du mois de février, des messages joyeux annonçant l’arrivée du DPP. Mais qu’est-ce que ce drôle d’acronyme?

 

Une amie à moi m’avouait se sentir parfois coupable vis-à-vis des auteurs de prendre leurs livres à la bibliothèque plutôt que de les acheter. Si ça vous est déjà arrivé, rassurez-vous, le DPP, ou Droit du prêt public, est justement une compensation monétaire versée aux auteurs pour la présence de leurs livres dans les bibliothèques publiques. De plus, de manière surprenante, cette compensation est assez élevée. Elle peut facilement jouer dans les 3 chiffres pour un seul roman, et plafonne à 3000$ pour les auteurs ayant publié de nombreux ouvrages.

 

En fait, le calcul se fait sur un échantillonnage d’inventaire de 6-7 bibliothèques. L’auteur recevra un montant pour chaque livre trouvé dans cet inventaire, majoré selon le nombre d’année depuis la sortie du livre. Donc, si votre geste de prendre le livre à la bibliothèque ne compense pas l’auteur directement, vous pouvez tout de même « louer » sans aucune culpabilité, la seule présence de l’ouvrage sur la tablette indique que l’auteur a probablement été rémunéré.

AJOUT: Tel que suggéré par @Anouk dans les commentaires, demander à votre bibliothèque locale d’acheter le livre d’un auteur québécois que vous aimez bien est possiblement le plus beau geste que vous puissiez faire pour lui!

Remarquez, un achat… c’est bien aussi!!!

Entre deux manuscrits

Voici la situation : J’ai terminé tous mes manuscrits en cours, envoyé tous mes projets futurs à des éditeurs, et mon prochain projet prévu ne sera « greenlighté » que la semaine prochaine. Trop tard pour commencer tout de suite, mais trop tôt pour commencer autre chose. Aucun contrat à terminer, aucun enfant à soigner, une journée qui aurait été parfaite pour écrire.

La question se pose donc : que fait un auteur entre deux manuscrits?

  • Est-ce qu’il repose son esprit fatigué à l’aide d’une grosse sieste et de quelques heures de jeux vidéo?
  • Est-ce qu’il ressource sa créativité vidée en allant au cinéma ou en batifolant dans les champs?
  • Est-ce qu’il analyse le milieu littéraire en passant à travers quelques bouquins?

 

Et non!

 

Il fait DU MÉNAGE!

 

Ce même ménage qui a été remis à plus tard de trop nombreuses fois sous prétexte qu’il y avait des manuscrits à terminer, du développement à faire, des contrats à livrer et des enfants à soigner!

 

*Gros soupir*

 

J’y retourne.

Lorsqu’un plan remplace le manuscrit

 

La manière classique de placer un nouveau projet chez un éditeur est d’écrire le manuscrit complet du premier tome, et de l’envoyer à différents éditeurs avec espoir de publication. Cette technique demande à l’auteur de faire des mois de travail, sans savoir s’il sera couronné de succès.

 

Heureusement, il existe une deuxième technique, soit celle de proposer un plan de projet! Qu’est-ce que j’entends pars un plan? Pour être honnête, je n’en suis pas certaine! Si je sais de source sure que certains éditeurs acceptent de prendre la décision de publier un livre sur un simple plan, je n’ai jamais vu un tel document. Comme j’ai décidé de tenter ma chance, j’ai dû improviser!

 

Ma vision du plan

Cette semaine, j’ai donc un projet qui partira chez éditeur avec lequel j’ai déjà discuté de cette possibilité. Le projet se présente en  deux documents. Premièrement, un extrait du texte final, dans mon cas, les trois premiers chapitres (environ 10 pages) du premier tome. Deuxièmement, une description du projet, incluant les thèmes, les personnages principaux, un synopsis des trois premiers tomes, et une idée globale des trois suivants.

 

Ce qui est merveilleux de cette technique, c’est que le tout m’a pris entre une et deux semaines, et que le premier document (l’extrait) pourra être réutilisé pour le manuscrit final, une fois celui-ci accepté. Évidemment, choisir une telle stratégie me coupe beaucoup d’éditeurs, puisque plusieurs ne signent aucun auteur sans avoir vu un manuscrit final. Mais rien ne m’empêche, si la vente par projet ne marche pas, de me rabattre sur la technique classique en terminant le manuscrit. Je n’aurai, en tout et pour tout, perdu qu’une semaine de travail, alors que je contemple la possibilité d’écrire le manuscrit en toute tranquillité avec un contrat signé sous le bras, et un éditeur qui sait déjà à quoi s’attendre!

 

Et ne croyez pas que l’éditeur n’y trouve pas son compte! Ceux qui acceptent cette manière de fonctionner ont le premier choix et peuvent ainsi ramasser des projets que les autres n’auront même pas eut la chance de voir. Ils peuvent également donner leurs commentaires et influencer la direction que prend le projet dès ses tous premiers pas.

 

Bref, je suis de plus en plus convaincue que c’est la meilleure manière de fonctionner… ne reste plus qu’à tenter le tout ! Le premier courriel partira vendredi, je vous en redonne des nouvelles!