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Un livre qui récompense la persévérance

 

Il y a quelques semaines, j’écrivais un billet sur le fait que je lisais toujours un roman jusqu’à la fin, aussi pénible soit-il. Durant la rédaction de l’article, j’ai essayé de trouver un exemple de livre dont la fin sauvait le reste; un livre que j’aurais pu abandonner cent fois, mais dont l’espoir d’une fin extraordinaire a été récompensé.

J’y ai repensé hier! Il y en a un : « Until I find you » de John Irving.

Une bonne moitié des pages de cette brique sont complètement inutiles et ennuyantes, mais la fin, elle, est délicieuse dans son revirement complet de situation. Elle justifie à elle-même tout le reste du livre, égalée uniquement par la fin de « Life of pi ».

Malheureusement, il s’agit de l’exception plutôt que de la règle!

Mon premier dessin d’admirateur!

Une très jolie surprise, il y a quelques semaines, dans une école, un professeur avait préparé ma venue avec ses élèves! Non seulement ils avaient chacun une question toute prête à me poser, mais le professeur avait lu un extrait de mon livre en classe, et, cerise sur le Sunday, deux des élèves m’avaient fait un dessin!

Je vous présente donc mon premier « fan art », soit une représentation de la couverture des Naufragés de Chélon!

 

Petit voyage au royaume de l’édition américaine

La semaine prochaine, je serai à New York à l’occasion du Book Expo America (BEA pour les intimes). Cet événement ne s’adresse qu’aux membres de l’industrie, soit les éditeurs, les libraires, les bibliothécaires et les auteurs publiés (ISBN à l’appui). De ce que j’en comprends, c’est un peu comme la « journée Prologue », donc une grande occasion pour les éditeurs de montrer leurs nouveautés aux libraires, mais sans restriction de distributeur. Je n’ai pas réussi à trouver le nombre d’éditeurs qui auront leur kiosque à l’intérieur du salon, mais le plan numéroté prend l’ampleur d’une ville! Les souliers confortables seront de mise!

 

Pourquoi aller au BEA?

Tout d’abord, évidemment, pour les livres! On trouve parfois le salon du livre de Montréal impressionnant de par sa grosseur, alors imaginez quatre fois la surface avec dix fois moins de visiteurs! Le paradis, non?

Ensuite, pour les conférences! De nombreux auteurs sont présents pour parler de leur art, et les auteurs jeunesse ne sont pas laissés pour compte! Voyez l’horaire que je me suis fait à la fin de ce billet.

Mais la véritable raison est une mission exploratoire. Comme au Salon du livre de Montréal, je compte bien me balader porte-folio sous le bras et cogner à quelques portes pour voir ce que les éditeurs américains pensent de mon dernier projet. Je n’ai pas ici d’espoirs de vente de droits, après tout, un salon complet en marge du hall d’exposition a pour titre « Internation rights and business center », malheureusement hors limite pour les simples auteurs comme moi, est le véritable endroit où ces transactions auront lieu. De plus, mon projet, soit celui que je viens de signer avec Boomerang, n’est qu’à l’étape d’ébauche, et possiblement pas assez achevé pour être vendu. L’idée est plutôt de prendre le pouls, d’établir quelques contacts, d’échanger des cartes d’affaires, bref, c’est un investissement à long terme.

Mon seul regret? Rater le « déjeuner des auteurs jeunesse » qui a malheureusement lieu le mardi, et qui aurait été, pour moi, une merveilleuse opportunité de rencontres et de réseautage. Une autre année, peut-être!

J’aurai mon ordinateur à ma chambre d’hôtel, si les dieux du Wi-Fi gratuit sont avec moi, je devrais pouvoir vous tenir informé de cette grande aventure!

 

HORAIRE PRÉVU

Voici les conférences auxquelles j’aimerais bien assister.

10:30AM – 11:00AM: YA Buzz Author, Bill Willingham

Je connais surtout Bill Willingham comme scénariste du “comic book” Fables, que je suis avidement depuis ses débuts. C’est un conteur naturel, avec un imaginaire avec lequel je m’identifie beaucoup, surtout dans son mélange de contes classiques et de réalités modernes. Il vient tout juste de publier un livre pour jeune adulte, et j’ai bien hâte d’entendre ses opinions sur cette forme d’écriture.

 

11:30AM – 12:00PM: Magic and Myth for Modern Middle-Grade Readers

Avec: Carson Ellis, Colin Meloy et Lauren Oliver

Je connais moins ces trois auteurs, mais le sujet, lui, tombe parfaitement dans mes cordes! Middle-Grade, si je ne m’abuse, est pas mal notre équivalent des 9-11, mon public cible de prédilection, alors que la magie et les mythes ne sont jamais très loin de mon esprit lors de la conception d’histoires. Je note tout de même que Carson Ellis a travaillé avec Lemony Snicket, que j’adore, sur un album illustré intitulé « the composer is dead ».

 

12:00PM – 2:00PM: Dear Bully

Avec: Megan Kelly Hall, Mo Willems, et Maryrose Wood,

Il est possible que la nécessité de me nourrir à un moment donné ne me fasse manquer une partie de cette conférence, ce qui serait bien dommage. Si le sujet me laisserait habituellement de glace, il s’adonne que le « bullying » est un des thèmes du cinquième Terra Incognita que j’ai commencé à écrire le mois dernier. Mais surtout, Mo Willems est l’auteur de l’incomparable album « Ne laissez pas le pigeon conduire le bus », mon plus gros coup de cœur de l’année côté album illustré!

 

2:00 – 3:15 pm: BEA (Middle Grade) Editors Buzz

Voici la description officielle de cette conférence : “Insightful and passionate, this intimate editorial exchange will provide you with an editor’s perspective on some of the fall’s new Middle School discoveries and potential breakouts.” Possiblement la plus “publicitaire” des conférences à laquelle j’ai envie d’assister, elle me permettra de voir ce qui se fait dans mon créneau sur les autres marchés, toujours intéressant!

Gestion de vie privée et publique sur Facebook

À chaque fois que quelqu’un que je ne connais pas m’envoie une demande d’amitié Facebook, je me sens prise devant un dilemme. D’un côté, je suis contente de penser qu’il peut s’agir d’un lecteur qui désire rester au courant de mon cheminement et de mes publications. J’ai d’ailleurs, de cette manière, reçu quelques témoignages qui m’ont fait énormément plaisir. De l’autre, je sens mon espace personnel sur ce réseau rapetisser. Après tout, comme dit mon amoureux, mes lecteurs n’ont pas besoins de savoir pour qui j’ai voté aux élections. Dans le passé, j’ai géré cette dualité « vie publique – vie privée » en suivant les règles suivantes :

  • Accepter toutes les demandes d’amitié, mais…
  • – Créer une liste d’amis proche et utiliser le petit cadenas pour les cibler lors de « status updates » concernant ma vie de famille
  • – Faire disparaître mon mur public pour éviter que les deux mondes se croisent sans mon consentement
  • – Ne publier aucune photo de mes enfants
  • – Ne mentionner mes vacances à l’extérieur du pays qu’à mon retour.

 

Si ces règles m’ont été suffisantes par le passé, j’ai décidé de passer au niveau supérieur en transformant ma page Facebook actuelle en page professionnelle. De manière automatique, tous mes « amis » actuels deviendront des fans et continueront de recevoir les dernières publications sur mon blogue, mes états d’âmes liées à l’écriture, ainsi que  mes élucubrations d’écrivains (incluant mes questions de recherche étrange, mes remue-méninges, les perles suggérées par Antidote, et mes aveux d’erreurs de manuscrits!).

 

De l’autre côté,  je repartirai à neuf sur Facebook, avec un nouveau compte personnel un peu plus privé. Je n’y inclurai que des personnes que je connais personnellement, que ce soit de la famille, des amis que je côtoie dans le « vrai monde » ou encore des connaissances desquels j’apprécie particulièrement les interactions virtuelles. Toute demande d’amitié d’inconnus ou de vagues connaissances sera dirigée vers ma page professionnelle… et à l’inverse, toute personne dont j’apprécie particulièrement les interventions dans mon compte professionnel pourra être invitée à faire partie de mon compte privé.

Quelques avantages de cette nouvelle manière de fonctionner :

  • – Ma page « fan » n’a pas de limite d’adepte, ce qui s’avérera pratique lorsque je serai une grande vedette internationale (ben quoi, mieux vaut tout prévoir!)
  • – Une nouvelle liberté retrouvée sur le « Facebook personnel », que je considère bien étrenner avec des photos d’échographie!
  • – Le retour du « mur », dans les deux comptes.

Côté utilisation, je ne compte pas dupliquer les messages. Les amis qui aiment suivre ce que je fais côté écriture auront donc tout intérêt à rester adeptes de la page professionnelle.

Pour ceux qui sont intéressés par le côté technique de la manœuvre, visitez le centre d’aide de Facebook.

Conclusion du Porte-à-porte

Cinq mois plus tard, voici enfin venu le temps de dévoiler les résultats de mon « porte-à-porte au Salon du livre » tel qu’effectué à Montréal à l’automne dernier. Maintenant que toutes les pistes ont été suivies jusqu’au bout, je vous offre, en vers (rien de moins), la Saga de ma recherche d’éditeur pour un projet d’album illustré par Anouk Lacasse.

À Montréal, lors d’un salon
Se promenait une jeune auteure
Cognant aux kiosques, sans façons
Elle rencontra cinq éditeurs.

Le premier dit « C’est très joli »,
Mais ce n’est pas dans mon créneau.
Il quitta sur un « non-merci »,
L’auteure resta le bec à l’eau.

Ils n’étaient plus que quatre.

L’un d’eux rappela le mois d’après,
Et se montra intéressé…
à voir un projet plus complet,
sans quoi il ne put s’engager.

Ils n’étaient plus que trois.

Un autre consulta son équipe,
Qui n’en aima que la moitié,
Et comme l’auteure est authentique,
Elle préféra laisser tomber.

Ils n’étaient plus que deux.

Le quatrième était conquis,
Et fit miroiter mille espoirs,
Comme rien de concret n’a suivi,
L’auteure n’eut qu’à broyer du noir.

Il n’en resta plus qu’un seul.

Le dernier s’est manifesté
Très rapidement dans l’aventure
Il envoya tous les papiers,
Qui n’attendaient que signature.

Et signature, il y eut!

Tout ça pour vous dire que je viens tout juste d’apposer ma griffe au bas d’un contrat avec les Éditions Boomerangs pour l’album illustré en question. Ce dernier devrait sortir en début 2013.

La conclusion sur le « porte-à-porte » au salon? Possiblement la meilleure chose qui soit arrivée à ma carrière, non pas à cause du contrat que je viens de signer, mais parce que, des quatre autres maisons, trois attendent désormais tout prochain projet que j’ai envie de leur envoyer. Par contre, je m’attendais à ce que ma démarche accélère le processus alors qu’un bon cinq mois s’est écoulé entre les premières rencontres et la signature d’un contrat. Chose certaine, si c’était à refaire, je n’hésiterais pas!

Une carrière étiquetée!

Hier, Corinne De Vailly a partagé une étude sur Facebook. Réalisé par L’Observatoire de la culture et des communications du Québec, le document dressait un portrait statistique des écrivains québécois.  De manière plus spécifique, il liste différents profils d’écrivains,  identifiés à l’aide de deux indices précis, soit le revenu de l’écrivain, puis le pourcentage de ce revenu qui vient de la création littéraire, puis détaillé de données démographiques.

Les six profils :

  • – L’écrivain en début de carrière
  • – L’écrivain à double vie
  • – Le littéraire
  • – L’écrivain de vocation
  • – L’écrivain de deuxième carrière
  • – L’auteur à succès

J’ai été la première surprise de réaliser que j’entrais à la perfection dans une de ces boîtes! Voici donc, dans toute sa splendeur, mon étiquette officielle!

L’écrivain en début de carrière

Cet écrivain est arrivé assez récemment dans le milieu littéraire et il partage son temps entre l’écriture et un autre travail.

Son profil général

  • – Un peu plus de femmes que d’hommes
  • – Moins de 44 ans
  • – Baccalauréat en lettres ou diplôme universitaire dans une autre discipline
  • – Revenu personnel inférieur à 30 000 $

Son profil professionnel

  • – Moins de 10 ans de carrière comme écrivain
  • – Tire principalement ses revenus du travail ou de bourses d’aide à la création
  • – Écrit des romans ou de la littérature jeunesse
  • – Publie au moins un livre par année
  • – Revenu de création inférieur à 5 000 $
  • – Consacre moins du tiers de son temps de travail à l’écriture
  • – Indice de revenu artistique moyen

Pas un seul de ces points qui ne soit absolument vrai dans mon cas! Moi qui pensais me tracer un chemin bien à moi, me voilà dans le même bateau que 210 autres personnes, soit 14% des 1 510 écrivains recensés par l’étude. J’ai un peu l’impression que je viens d’accumuler un nouveau signe astrologique.

Annie Bacon : Scorpion ascendant écrivain en début de carrière!

 

Des bulles et des bâtons… de hockey!

Il y a des projets pour lesquels ont se bât avec patience et acharnement, puis il y a ceux qui vous tombent dessus comme par magie!

Il y a 5 ans, nourrissant l’espoir de devenir scénariste de bande dessinée, j’avais élaboré un projet de bande dessinée à saveur féminine. Ne connaissant, à l’époque, que peu d’illustrateurs, j’avais fait un appel à tous sur un forum, puis choisi, parmi une demi-douzaine de volontaires, Martin Roy, dont j’aimais bien le coup de crayon. Joliment nommé « 34B le matin », le projet ciblait les magazines féminins, mais aucun ne s’est montré intéressé. Petit extrait en cliquant ci-dessous.

Depuis, je me suis plutôt dirigée vers les livres jeunesse, mais Martin, lui, a persévéré en bande dessinée. Le Journal de Montréal publie ses dessins d’avants-matchs ainsi que ses strips sur le CH depuis 2007, et il a également publié une série de strips nommée « Faldo » sur le site de Sympatico.ca. Lorsqu’il a perdu son scénariste juste avant l’été, il m’a demandé si je pouvais le remplacer pour une série intitulée « Les vacances de nos Glorieux », des strips portant sur l’été des joueurs du Canadien, publiés dans le Journal de Montréal.

Les publications ont commencé cette semaine, avec Scott Gomez, réputé pour être le joueur du Canadien le plus grassement payé… et le plus décevant côté performance.

Vous pourrez voir la suite trois fois par semaine dans la section sport du journal de Montréal, ou encore sur Facebook à la page « Les vacances de nos glorieux », sur laquelle Martin téléverse le dernier gag après publication! Vous pouvez même voir ce que Martin et d’autres scénaristes ont fait par les étés passés. Le gag de ce matin, soit le deuxième sur Scott Gome, est de Martin (et est très drôle!), mais je devrais être bonne pour le fournir en scénario jusqu’à septembre! Mathieu Darche, Carey Price, PK Subban, tout le monde va y passer!

De quoi aurais-je l’air sans correctrices?

Je viens de terminer de réviser les premières corrections me venant de mon éditrice. Pour votre plus grand divertissement à tous, j’en ai retiré les plus belles erreurs effectuées par bibi! Amusez-vous bien!

Le festival des pléonasmes!
• Petites bouclettes
• Cheminée verticale
• Fourrées touffus
• Enchevêtrement chaotique
• Cueillir une récolte
• Innombrable multitude
Et, bien que les deux mots aient été séparés par plusieurs autres, une phrase qui parlait, lorsqu’on s’y attardait, d’un « confort confortable »! Rien de moins!

Des non-sens et erreurs de logique :
– « Les branches fouettent son visage de leurs caresses feuillues ». Il semblerait que lorsque ça fouette, on ne peut pas trop parler de caresses!
– « il verse un liquide brunâtre dans deux tasses ébréchées » suivi, quelques pages plus loins de « Ce dernier lui sert une tasse d’un liquide verdâtre et épicé. » Le même liquide aurait donc changé de couleur! On n’a rien vu de mieux depuis les noces de Cana!

Le prix de l’erreur relevée le plus souvent :
En dessous, que j’écris systématiquement AVEC un trait d’union, et qui revenait cinq fois au cours du manuscrit.

Un seul anglicisme, mais non le moindre :
« Sprinter », comme dans courir très vite!

Et même un quasi Jean Peronnisme :
Elle hésita à deux fois, fort jolie contraction de « elle hésita », et « elle y pensa à deux fois ». En fait, cette erreur aurait bien pu faire partie des pléonasmes, mais je trouvais qu’elle méritait une petite place à elle toute seule!

Ne manquez pas « Le vol des scarpassons », quatrième aventure de Terra Incognita, chez votre libraire en septembre, avec toutes ces erreurs en moins! Un gros merci à la correctrice qui a, il faut l’avouer, fait un travail remarquable!

Retour sur ma « véritable journée d’écriture »

Ma journée de Lundi s’est très bien passée. Au final, une dizaine de pages (3000 mots approx) pour la journée, écrites avec une qualité satisfaisante, et non seulement « garrochée » sur le papier. Ça m’a certainement permis de réaliser comment certains de mes collègues font pour écrire 5-6 romans par année. Mieux encore, ça m’a rassurée sur le fait que j’en serais capable également, si un jour j’exerçais ce métier à temps plein.

 

Du côté de la procrastination et des médias sociaux, j’ai triché! En fait, la coupure complète étant un peu extrême, j’ai plutôt tenté de respecter certaines règles de bases :

– Ne consulter qu’entre les chapitres, jamais en plein milieu

– Fermer les fenêtres au fur et à mesure pour éviter la tentation de faire le tour à répétition.

 

Reste maintenant à implémenter le tout de manière plus permanente dans mes sessions d’écriture ! Je pensais bien commencer ce matin, mais les corrections du tome 4 de Terra Incognita, soit Le vol des scarpassons, envoyé en fin décembre, viennent tout juste d’atterrir dans mon Inbox!

 

À « go », on corrige!

 

Go!