Tous les articles par Annie Bacon

Cadeaux adultes pour amateurs de livre jeunesse

Décembre vient d’arriver, et avec lui déferle toute une liste de suggestions-cadeaux. Plutôt que de faire comme les autres et de proposer des choix de livre jeunesse, je propose une liste bien plus pointue : une liste de cadeaux pour les adultes qui en sont férus. Pour les livres jeunesse eux-mêmes, vous pouvez lire mes suggestions par âge dans l’entrevue que j’ai donné au blogue de la librairie Monet en septembre (8e question).

Des livres SUR la littérature jeunesse.
Évidemment, à mois d’avoir une liste, on ne peut donner des livres jeunesses, puisque la personne a sans doute déjà tout lu! Il existe par contre de très beaux livres qui parlent de littérature jeunesse. Personnellement, j’aime beaucoup mon « 1001 Livres pour enfants qu’ il faut avoir lus avant de grandir », mais j’ai également vu, à mon dernier passage en librairie, un grand album qui semblait superbe mais dont j’ai malheureusement oublié le nom, et qui racontait l’histoire de la littérature jeunesse.

 

Des divertissements basées sur les contes de fées
Qui dit littérature jeunesse, dit conte de fées! Les amateurs connaissent habituellement Grimm, Anderson et Perrault sur le bout de leurs doigts! Quel plaisir alors que de revoir ces personnages vivre de nouvelles aventures! Côté télé, il y a le fabuleux « Once upon a time », dont la majeure partie du plaisir vient des liens très imaginatifs par lesquels ils ont lié tous ces contes dans un même univers. Côté bandes dessinées, Fables y était bien avant que les contes de fées ne reviennent à la mode. Une série ayant gagné de nombreux prix, on y suit les aventures de Blanche-Neige, le grand méchant loup et les autres dans un New York moderne. Sublime.

 

Des livres pour adultes, mais qui rappellent les thèmes jeunesse
Le premier, The Magicians de Lev Grossman, est mon coup de cœur de l’année. La première partie est une Harry Potter pour adulte, et la deuxième un Chroniques de Narnia pour adulte. Jamais je n’ai autant eu l’impression qu’un livre avait été aussi parfaitement écrit juste pour l’amateur de romans jeunesse que je suis. Malheureusement, seulement en anglais pour le moment.

Le deuxième vient tout juste de sortir en français, et c’est le Cirque des rêves de Erin Morgenstein. Les amateurs de littérature jeunesse sont habituellement dotés d’une grande capacité à se laisser transporter dans des décors fabuleux, et aucun livre n’en offre d’aussi époustouflant!

 

 

Des livres jeunesse dont ils n’ont pas encore entendu parler
Vous me dites qu’ils passent pourtant tous leurs samedis au rayon des nouveautés de leur librairie locale? Je sais, mais il suffit de changer de langue pour les surprendre! Lemony Snicket, surtout connu pour la série Le funeste destin des Baudelaire, est de retour avec Who could that be at this hour. Aucune idée de s’il sortira éventuellement en français.

 

La place de la littérature québécoise : la moitié pleine du verre

L’étagère « albums du Québec et du Canada» de Renaud-Bray est une honte, et le peu de place fait à la littérature jeunesse québécoise dans les médias en est une deuxième. Tout le monde dans l’industrie du livre s’entend sur ces points.

Et pourtant…

Pourtant, des 10 premières positions du palmarès Renaud-Bray, plus de la moitié du top 10 est québécoise. En jeunesse, même constat, et mieux encore, les livres d’ici occupent 4 des 5 premières positions.

Pourtant, Au Salon du livre de Montréal (où 7 invités d’honneur sur 10 sont Québécois), les files d’attente pour Christine Brouillette, Mélanie Watt, Annie Groovie et India Desjardins sont bien aussi longues que celles de leurs équivalents étrangers.

Pourtant, Guy Gavriel Kay, un géant (je ne mâche pas mes mots!) de la littérature fantastique anglophone tweetait la fin de semaine du Salon : «  J’aime comment le Salon du livre de Montréal change ma perspective du monde du livre. Ici, la vedette de A lire, c’est Patrick Sénécal ». G.G. Kay qui attire des foules aux États-Unis, en Angleterre et au Canada anglais, était lui-même seul devant une table vide. (j’en ai profité pour aller me chercher une dédicace, j’étais toute excitée!!!)

Quelque part, il doit bien y avoir quelque chose qu’on fait comme il faut!

Revenons au cas des librairies. Sur les cubes, mes Victor Cordi côtoient les livres de Rick Riordan et de Timothée de Fombelle tout autant que les Corinne de Vailly et Alain M. Bergeron.

J’aime cet état des choses. J’aime que, dans la tête des lecteurs qui passent, il n’y a pas de distinction entre les gros auteurs internationaux et notre production locale. On ne vend pas des carottes : « local » n’équivaut pas nécessairement à « meilleur » dans les yeux des consommateurs. Je préfère côtoyer ce qui se fait de mieux que d’être relayée dans une étagère spécialisé sans certitude que cette dernière serait visitée de mon public à moi.

D’un autre côté, il y a clairement un manque d’éducation, et l’identifiation de produits comme étant « Québécois », est de plus en plus nécessaire.

« Est-ce que c’est vous qui écrivez les Génonimo Stilton? » me demande-t-on régulièrement dans les écoles. « Non, ce sont des Italiens qui les écrivent ». Consternation générale. « Est-ce que Stephanie Meyer signe au Salon? » m’a demandé un duo d’ados au dernier Salon. « Je ne crois pas, elle est américaine »… et la fille si convaincue en ajoute : « mais elle écrit aussi des livres en français, non? ». Une traduction, elle n’avait jamais entendu parler de ça.

Il est donc important de mieux identifier la provenance des livres, mais à la ségrégation par étagère, je préfère personnellement une idée discutée avec Laila Héloua, présidente de l’AEQJ au début de l’automne, soit d’avoir un sceau culturel « produit du Québec » que l’on pourrait apposer aux livres, un peu comme celui de l’industrie alimentaire.

 

À nous ensuite de s’assurer que le seau devienne synonyme de grande qualité.

AJOUT : Hier, après la publication de ce billet, je suis tombée sur une conversation entre auteurs qui parlaient justement du fait que la littérature québécoise n’est pas nécessairement, je cite : « Glamour ». On la défendait par les mêmes files de signature au Salon que moi, et proposait une campagne de publicité pour changer cet état des choses, campagne qui irait très bien avec l’apparition de l’étiquette « fabriqué au Québec » dont je parle ici. Comme quoi l’idée est dans l’air en général.

Que serait Victor sans Mathieu?

Durant les derniers jours au Salon du Livre de Montréal, j’ai réalisé quelque chose : lorsque je parle de Victor Cordi, les enfants s’allument, mais c’est lorsque je leur montre les images intérieures au fil de mon discours qu’ils accrochent le plus!

Voici donc quelques illustrations que Mathieu Benoit a faites pour les deux premiers livres, accompagnées de mes descriptions de races, créatures et personnages. Vous pouvez également aller voir ce qu’il a fait pour d’autres livres en visitant son site web!

Il y a les Kampitois, qui ont la peau tachetée de diverses teintes de brun, et sont couverts de piquants de la tête aux fesses. Ils peuvent changer la texture; assez souple pour les tresser dans la vie de tous les jours, et très rigide pour se défendre au combat. Ils peuvent également en changer la couleur, que ce soit pour intimider l’ennemi avec une couleur voyante, ou se camoufler dans les champs.

 

Il y a aussi les Multaks, des guerriers très agiles. Leur visage est posé au centre de leur corps, et ils ont 5 bras (ou jambes, c’est selon). Lorsqu’ils se battent, ils roulent sur leurs cinq membres de manière latérale, ce qui leur permet de bouger très rapidement, tout en restant face à leur adversaire.

Et lui, c’est le Grand Machiavélicon. Il est d’une race d’hommes-arbres, nommés les Persistants, mais il s’est déraciné et s’est transformé grâce à ses capacités en magie pour ressembler le plus possible à un humain. Autour de lui, on voit des Particelles, des petites boules de poils absolument charmantes prises individuellement, mais qui peuvent communiquer en réseau et ainsi s’agglutiner en diverses formes comme en escalier, en cage ou en monstre.

Salon du Livre de Montréal et retour des animations

Grosse semaine dans le milieu littéraire : c’est le Salon du livre de Montréal! Le plus gros de la province, celui pour lequel tout le monde est là! Je ne fais pas exceptions, voici donc mon horaire, selon les kiosques :

Jeudi 15 novembre : 9h à 12 hres Phoenix (270)
Jeudi 15 novembre : 13h30 à 15 hres Courte Échelle (460)

Vendredi 16 novembre : 9 hres à 12h Phoenix (270)
Vendredi 16 novembre : 14 hres à 15h30 Courte Échelle (460)

Dimanche 18 novembre : 11h30 à 13 hres (460)

À ça s’ajoute une présentation de Victor en salle fermée pour les professeurs, libraires et bibliothécaires vendredi en fin d’après-midi, une promenade au salon en touriste avec ma marmaille dimanche, et une soirée tout ce qu’il y a de plus mondaine entre auteurs; la véritable raison d’être de l’excitation de tous! Les auteurs sont des travailleurs solitaires, et si Facebook est notre « watercooler », le Salon du livre de Montréal est un peu comme notre party de bureau!

Pour ajouter à la frénésie de la semaine, je recommence également les animations scolaires en me rendant dans une école de Longueuil. C’est ma première depuis le mois de juin, j’espère que je ne serai pas trop rouillée! J’en ai profité pour mettre mon document d’animation scolaire à jour, pour ceux qui sont intéressés, il reste de la place dans mon horaire!

Au plaisir de vous voir!

J’aurais aimé aimer « Je lève mon verre »

Dans les derniers trois mois, j’ai fait très peu de création, et beaucoup de révision. Dans ces cas, le cerveau se branche sur la recherche de faiblesse, et tout le quotidien y passe. En chemin vers le Salon du livre de l’Estrie, je suis tombée sur une émission entièrement francophone à CKOI. Comme je n’écoute que de la chanson française, j’ai décidé d’y rester, et mon cerveau en mode « révision littéraire » n’a pas manqué de travail, bien au contraire!

En exemple, j’attire votre attention sur la chanson « Je lève mon verre » de William Deslauriers. Celle-là parce que, contrairement à bien d’autres, elle possède un embryon de grande chanson. Elle aurait pu devenir la nouvelle « gigue à Mitchounano»… avec un peu (beaucoup) de travail!

Notez bien en passant que lorsque je parle de beauté de la langue, je ne parle pas de nécessairement d’utilisation de langage soutenu versus une langue plus populaire. Renaud, Plume Latraverse et Richard Desjardins ont bien prouvé que la poésie pouvait se faire à partir de n’importe quel niveau de langage. Mais même en joual, il y a des formulations plus pauvres (plus laitte!) que d’autre.

Quelques exemples de ce que j’aurais retravaillé :

Je me questionne vraiment à savoir où est-ce qu’on s’en va
Sans être spécialiste je suis capable de dire que j’aime pas ça

La forme « je suis capable de dire que » est lourde est inutile. Si tu n’aimes pas ça, dis-le, c’est tout. Si ça ne rentre plus dans ta rime, dit autre chose de pertinent!

Je lève mon verre
À une terre qui devrait être sans frontière

Pas une fan du « devrait être »! C’est presque didactique. À une terre qui s’rait si belle sans frontière? À une terre que je rêve sans frontière? Autre? Je suis certaine qu’on peut trouver mieux.

Partout sur terre
les hommes font encore plus de misère

Je ne pense pas qu’on puisse « faire » de la misère. Et même si on pouvait, ça reste un verbe faible. Les hommes génèrent de la misère? Bâtissent de la misère? Se vautrent dans la misère? Pleins de choix!

J’admire beaucoup que le jeune Williams écrive ses textes tout seul, mais sa jeunesse et son inexpérience se sentent. Il aurait fallu que quelqu’un le retourne à son ordinateur et lui demande de retravailler le tout. En cette ère d’autopublication, on se demande parfois de quoi aurait l’air le milieu littéraire sans la présence des éditeurs et de leurs directrices littéraires…  et bien il aurait probablement l’air d’une chanson de William Deslauriers!

La direction littéraire en 12 émotions

Je viens de terminer la première phase de direction littéraire pour Victor Cordi, et en voici la démarche, décortiquée en 12 émotions.

1-      L’impatience

Non que je sois particulièrement pressée, de faire des corrections, mais à ce stade-là, une seule personne autre que moi a lu ce roman, et j’ai super hâte de savoir ce qu’une troisième personne en pensera.

Elle tarde…

2-      L’angoisse

… et je me mets à m’inquiéter que la directrice a détesté et ne sais pas comment me le dire.

Les corrections arrivent.

3-      La joie

Elles sont accompagnées d’un courriel très positif. Fiou, mon premier jet n’est pas une catastrophe!

J’ouvre le document

4-      La déprime

Il y a du rouge partout! Des millions de commentaires s’alignent sur la marge de droite.  Soupir.

Je commence à lire le tout.

5-      Le soulagement

Je réalise que 80% du rouge en question sont en fait des demandes de modifications mineures : retrait d’adverbe, ajout de synonymes, précision inutile, etc.

Je lis toutes les demandes d’une traite, puis commence le travail de modification.

Les émotions se succèdent.

6-      La honte

Quoi? J’ai laissé passé une erreur aussi grossière, moi?

7-      La frustration

Zut, je pensais avoir réussi à camoufler cette faiblesse de l’intrigue! Back to the drawing board!

8-      L’embarras

Oups, mon premier lecteur m’avait demandé cette même modification, et je l’avais volontairement ignoré…

J’arrive à la dernière page.

9-      La satisfaction

Voilà! Travail accompli!

Je considère la prochaine étape.

10-  La paresse

Je ne suis pas vraiment obligée de le relire… dans le fond… c’était juste des petites modifications…

11-  Le bottage de fesse

ABSOLUMENT il faut le relire! Allez, au travail! Les modifications mineures introduisent parfois de nouvelles erreurs auxquelles on n’avait pas pensé! (Notez qu’ici, une bonne directrice littéraire mentionnerait que le bottage de fesse n’est pas une émotion).

Après relecture.

12 – Le bonheur

Mais c’est qu’il est très bon ce roman! Meilleur encore qu’il ne l’était au premier jet! Yé!!!!!!!

Et c’est terminé… jusqu’à la prochaine fois!

 

Élucubrations économiques d’une auteure qui n’y connait rien (AJOUT)

Tout a commencé par une discussion. Mon chum est un MBA, et je voulais connaître sa position sur l’imposition du prix unique pour les livres. Il m’a parlé de liberté de marché, moi de l’importance, surtout pour les auteurs jeunesses québécois, de garder les librairies indépendantes en vie. Il a conclu sur cette triste vérité, qu’avec une politique de prix fixe, c’est habituellement le consommateur qui, je cite : « l’a dans le cul ».

Forte de ces nouvelles informations, j’ai cogité longuement.

Quelques faits à partir desquels j’ai basé ma réflexion :

  • – Les librairies sont incapables d’offrir des prix aussi bas que Costco
  • – La plupart des gens de l’industrie s’entendent pour dire qu’il y a surproduction de livres au Québec (du moins, dans le jeunesse).
  • – Les éditeurs d’ici reçoivent de fortes subventions pour produire leurs livres.

Voici ci donc mon hypothèse économique de coin de table pour ramener un peu d’équilibre dans ce foutoir : pourrait-on déplacer les subventions des éditeurs vers le point de vente?  Pas toutes, évidemment! Certaines formes de littératures, la poésie par exemple, ne pourraient survivre sans subvention.

Je sais, on assisterait à une hécatombe du côté des éditeurs, mais il n’est pas logique de subventionner une industrie en surproduction. Imaginons, plutôt, que le gouvernement paie un pourcentage X sur chaque livre québécois acheté en librairies. Un livre de 20$ pourrait donc n’en couter que 15$ au consommateur. Le gouvernement pourrait même en profiter pour n’attribuer les subventions au point de vente qu’aux librairies qui respecteraient quelques règles de visibilités pour les livres d’ici, un peu comme le CRTC force la radio et la télévision à faire de la place aux produits québécois.

Avec moins de titres disponibles et une croissance des ventes sur les titres restants, les maisons survivantes compenseraient une partie des subventions perdues en augmentant leurs ventes.

Bref, le consommateur paie moins cher, le libraire peut compétitionner avec les grandes surfaces, et les éditeurs augmentent leurs ventes. La chèvre et le choux!

Notez que tout ceci ne tient pas en compte du tout la progression du numérique, uniquement l’écosystème papier existant. Notez aussi que, comme pour tout écosystème, il faut un certain temps pour trouver les doses parfaites pour trouver un équilibre qui convient à tous les partis.

C’est utopiste? Complètement à côté de la trac? Peut-être, mais je vous jure que ce matin, dans ma douche, ça semblait faire plein de sens!

AJOUT :

Bon, comme je l’avais prédit (voir titre): je n’y connaissais rien! J’ai donc appris, grâce aux commentaires et aux lectures qui ont suivi, que les librairies ont DÉJÀ des subventions tant directes (aide financière gouvernementale) qu’indirectes (obligation des écoles à acheter certains ouvrages chez eux). Et malgré ces subventions, les librairies ferment les unes après les autres! Je n’ai qu’une chose à dire : ouch.

Anecdotes en vrac du Salon du livre de l’Estrie

De retour de mon premier salon depuis près d’un an et demi! J’avais oublié comment c’était difficile de recommencer les Salons avec une nouvelle série. Tout est à refaire, et personne ne vient s’exclamer qu’il a lu et adoré le premier tome! Fiouf, ça viendra. En attendant, voici quelques faits vécus, tendances et anecdotes de ce salon.

  • Entendu une dame s’exclamer, en prenant un livre sur une table : « Je suis certaine que ce n’est pas mon genre, mais c’est une bonne chum du secondaire qui l’a écrit, alors j’en achète une copie ».
  • Oublié à quel point les meilleures amies des auteurs jeunesse dans les salons sont les grands-mères!
  • Admiré l’énergie infatiguable de la marionnettiste de Cosmos le dodo  qui animait tous les passants, de sa table de signature.
  • – Sympatisé mentalement avec la voisine de table de cette même marionnettiste de Cosmos le dodo.
  • Adoré chacune des visites venues spécifiquement pour me voir, soit triumvira de cousines, mon frère et sa troupe, et même un ami du secondaire que je n’avais pas vu depuis un nombre d’années trop substantielles pour oser les compter.
  • Trouvé que la série Géronimo Stilton avait officiellement « Jump the shark » avec sa ligne Classiques Jeunesse. As-ton vraiment besoins d’une version souris de Peter Pan et d’Alice au pays des merveille?
  • Rencontré pleins d’auteurs que je ne connaissais que sur Facebook, et d’autres que je n’avais pas vu « en vrai » depuis longtemps! C’est grâce à vous tous que j’ai hâte au prochain salon!!!
  • Rougi de fierté de m’être fait dire : « Tu as l’air bien trop jeune pour avoir écrit un livre ». Merci monsieur!!!
  • Reçu mon horaire de signature pour le Salon du livres de Montréal! Cette semaine, je suis contente d’être tranquille chez nous, mais dès lundi prochain, c’est certain, j’aurai déjà hâte!

Jamais facile, le plan!

(Petite parenthèse avant de commencer pour dire que je serai au Salon du Livre de l’Estrie. Vendredi toute la journée, et samedi matin. Heures de dédicaces.)

 

Je ne suis pas trop du genre « angoisse de la page blanche », comme je l’ai déjà dévoilée dans une entrevue du défunt blogue Préfaces de Marie-Julie Gagnon. Et pourtant, j’ai moi aussi mes blocages qui me causent à regarder la page durant plusieurs minutes, puis qui me font céder aux démons de la procrastination (Facebook, Feed RSS, et même, en désespoir de cause, ménage et vaisselle). Cette bête immonde : le plan, découpage chapitre par chapitre de tout ce qui se passera dans le roman à venir.

Le plan en question remplit à peine une page, et pourtant, je ne m’en sors jamais en dessous d’une bonne semaine de travail, voire deux. Moi qui aime tapoter les touches de mon clavier comme d’autres celles d’un piano, cette lenteur me pèse. Si bien que, parfois, je tente de m’esquiver. Je commence l’écriture sans plan, ou alors qu’il n’est qu’embryonnaire, et à chaque fois, c’est le fiasco! Je dois réécrire, reculer, changer d’idées et finalement plier et terminer ce foutu plan avant de continuer.

C’est donc tout ce que j’ai fait la semaine dernière : une maigre petite page de noircie, mais qui me permet de savoir exactement ce qui se passera dans le 4e livre de Victor Cordi. Je laisse percoler un peu, puis je fonce! À nous touches noires; que vos cliquetis retentissent!

La sacro-sainte page couverture

Je viens de terminer « Dead Untill Dark », premier livre de la série « Sookie Stackhouse » de Charlaine Harris, surtout réputée pour avoir inventé le triangle amoureux avec un vampire avant l’arrivée de Twilight, et porté à l’écran sous le nom de « True Blood » depuis quelques années. Je ne veux pas ici ni critiquer ni louanger le texte lui-même. Je ne veux que vous parler de la page couverture. La voici :

Le problème? Il n’y a aucune femme vampire dans les personnages principaux… ni même secondaires. Il y en a bien une tertiaire, mais, à ma connaissance, elle ne mord personne. J’ai fini par comprendre qu’il s’agissait en fait du poster de la série télé, et j’en comprends le principe marketing. Tout de même, je ne peux m’empêcher de me demander ce que l’auteure en a pensé lorsqu’elle a reçu les maquettes.

Il faut dire que recevoir la page couverture est tout un stress. C’est un morceau primordial dans l’identité du livre, un morceau que l’auteur contrôle habituellement très peu. Il y a donc quelques histoires d’horreur, d’auteurs qui ont détesté la leur. Sans que ça ne soit mon cas, je peux tout de même pointer un « qu’est-ce qui cloche » sur chacune des couvertures de mes six romans parus! Souvent du menu détail, heureusement.

Je termine sur deux « séparés à la naissance »! Le premier est en fait voulu! J’ai eu la chance de pouvoir suggérer plein de choses pour la couverture de mon premier roman! J’avais proposer de s’inspirer de la couverture d’une vieille bande dessinée… voici l’originale et celle créée par Sarah Chamaillard :

En fait, plus je les regarde, plus je trouve que celle de Sarah est la meilleure!

Pour Victor Cordi, au contraire, je n’ai eu aucun contrôle, et c’est tant mieux! Ils ont choisi un illustrateur bien aussi bon que tout ce que j’aurais pu suggérer, et fait une mise en page qui me ravit entièrement! C’est donc avec un sourire tout à fait complice que je me permets cette petite juxtaposition avec une bande dessinée vue récemment!

Hihihi! On dirait des cousins!