Archives mensuelles : septembre 2012

Entre deux Victor Cordi, développons, développons!

Le lancement est terminé, il me reste encore une semaine avant de me plonger dans l’écriture du quatrième Victor Cordi, profitons-en pour faire un peu de développement! Pourquoi? Mais pour ne pas mettre tous les œufs dans le même panier, et aussi parce que si je veux continuer à publier au moins trois livres par année, je dois y voir d’avance. J’ai réussi cette année (un Terra Incognita et 2 Victor Cordi), ceux de 2013 sont prévus (2 Victor Cordi et un album illustré chez Boomerang), mais le temps est venu de prévoir 2014! Eh oui! C’est aussi long que ça dans cette foutue industrie!

Je pensais avoir le temps de monter un nouveau projet d’album pour les 2-3 ans qui me trotte en tête depuis longtemps, mais ce ne sera finalement pas le cas. Je me rabats donc sur deux textes déjà tout prêt : un conte de Noël en rimes, et un roman pour les tout-petits.

Le conte de Noël
Historique rapide de ce conte : écrit durant la fête du livre de Bergeronnes en 2010 à la demande de la directrice littéraire des Éditions La Cajolerie, il a été refusé pour son niveau de langage trop élevé. Je les proposé à 2-3 autres maisons ici, toujours avec la même réponse : trop bien écrit pour le public cible. Refusant de le niveler par le bas, j’ai décidé de viser plutôt la France. Maryvonne Rippert (écrivaine française de, entre autres, Métal Mélodie) m’a servi de directrice littéraire et m’a donné un contact chez Milan. Le conte est donc parti là-bas en 2011. Je n’ai jamais eu de nouvelles.

Il est donc temps de le ressortir du tiroir! Je le renvoie en France, et, tant qu’à viser haut, je vise haut! J’ai choisi les 10 plus grandes maisons d’Édition jeunesse! Tous des noms à faire rêver : Gallimard, École des loisirs, Casterman, Fleurus, j’en passe et des meilleurs! On verra bien!

Le roman pour les tout-petits
Celui-là, je le croyais « casé » depuis plus d’un an! Mon éditrice chez du Phoenix m’avait dit qu’elle embarquait dans le projet… puis à récemment changé d’idée. Il faut dire qu’il est un peu inhabituel dans sa structure! Ça prend un éditeur ouvert et possiblement même couillonné! Une discussion avec une amie m’a mis sur une piste : un éditeur numérique français qui chercherait des textes jeunesse. Le « fit » pourrait être très bon! Une petite journée pour retravailler le tout, et je l’envoie avant la fin de la semaine.

Et pour les curieux qui voudraient lire un de ces deux textes? Envoyez-moi un mot par Facebook… qui sait… je pourrais dire oui! Ils sont, de toute manière, inimitables!

 

Le héros n’est pas celui que vous pensez

Une petite parenthèse avant d’entrer dans le vif du sujet pour vous rappeler que c’est cette semaine qu’aura lieu de LANCEMENT de Victor Cordi, et qu’il sera en librairie le même jour, soit le 18 septembre!

Maintenant, le billet.

Un passage de The Magician King, de Lev Grossman, m’obsède depuis sa lecture. Le héros, Quentin, fâché de ce qui lui arrive, demande : « I am the hero of this goddamned story, Remember? And the hero gets the reward!” (Je suis le héros de cette maudite histoire, rappelez-vous! Et le héros reçoit la récompense). Le dieu auquel il pose la question lui répond : « No, the hero pays the price ». (Non, le héro paie le prix).

The hero pays the price.

En littérature jeunesse, on l’oublie trop souvent.

Nos héros l’ont plutôt facile. Ils ont les bonnes informations au bon moment, se blessent rarement, et réussissent à sauver la chèvre ET le chou à la fin. Pourtant, dans la vraie vie, contrairement à ce que « go Diégo, go » pense, celui qui arrête en chemin pour sauver ses rivaux n’est pas celui qui gagne la course. Le chemin de la victoire est plutôt rempli de décisions difficiles, et seuls ceux prêts à faire de grands sacrifices (personnels, émotifs, matériels, etc.) arrivent a bout des touts aussi grandes difficultés.

Un bon exemple? Le film « The big year » dans lequel trois amateurs d’oiseaux participent à un concours qui s’étale tout le long de l’année. Le premier abandonne parfois la compétition pour laisser s’épanouir un amour nouveau. Le deuxième fait de même parce que d’anciens amis ont besoins de son aide. Qui gagnera? Le troisième. Celui qui n’abandonne jamais. À la fin du film, il aura le trophée, mais sa femme l’aura quitté. The hero pays the price.

Harry Potter est un autre bel exemple. Avant même que l’aventure commence, il a déjà payé par la mort de ses parents et par une vie misérable auprès de sa tante. Un nombre impressionnant de ses alliés meurent également en court de route. Parfois même un peu par sa faute. The hero pays the price.

Là réside les véritables difficultés d’être un héros. Pas dans les combats épiques, pas dans les énigmes à résoudre… mais dans le poids à porter sur ses épaules; le prix à payer.

Je donne une deuxième chance à Twitter!

J’ai embarqué sur Twitter en janvier 2010, juste vers la fin de la première période de grâce durant laquelle tous les Québécois présents sur le réseau se connaissaient nécessairement. Désireuse d’élargir mes horizons, j’avais écrit « auteur jeunesse » dans un engin de recherche pour trouver des compatriotes… et seuls deux noms étaient sortis. Pas plus de chance avec « littérature jeunesse ». J’ai participé activement pendant un bout, liant quelques amitiés, mais peu à peu, j’ai délaissé la véritable conversation pour uniquement y diffuser mes billets de blogue.

L’utilité pour moi de mon blogue et de Facebook n’est plus à faire. Que ce soit socialement ou professionnellement, les deux me sont désormais indispensables. Twitter? Ça reste à voir. Le problème, c’est qu’il s’agit d’un troisième « bouffe-temps », et que cette denrée se fait rare. D’un autre côté, comme outils de networking profesionnel, il ratisse plus large que les deux autres. À voir les succès de @Marie_Potvin et @auteurejeunesse, on ne peut nier son efficacité.

Je donne donc une deuxième chance au réseau Twitter en m’y mettant sérieusement. Première chose à faire : le ménage de mes contacts! Ils sont un mélange de jeux vidéos, de « trucs de maman » de mode et choses diverses. Cette fois-ci, je ne garde que la littérature (et les amis). Ensuite, ajouter! Les libraires, les bibliothécaires, les maisons d’édition, et ce, en français comme en anglais. Finalement, participer, lire, répondre, commenter, interagir.

Fiouf, je ne suis pas sortie de l’auberge! J’essaie le tout jusqu’à Noël, puis je vous en reparle! En attendant, suivez-moi!

Lancement de la série de romans Victor Cordi (publiés par La Courte Échelle)

Il me fait plaisir de vous inviter mardi le 18 septembre 2012 entre 15h30 et 19h00 dans la salle « lounge » du bistro culturel de l’Espace Lafontaine (au milieu du parc du même nom), pour le lancement des deux premiers tomes de Victor Cordi, ma nouvelle série de romans jeunesse pour les huit à quatorze ans publiée à La Courte Échelle.

  • Livre 1 : L’anomalie maléfique, 2,95$
  • À l’hôpital, Églantine Cordi donne à son petit fils Victor une boîte fourre-tout remplie d’objets hétéroclites. À la recherche de calme, Victor s’enferme dans un placard de l’hôpital dans lequel il se retrouve coincé. Lorsqu’il tente de crocheter la porte avec une vieille clé trouvée dans la boîte de sa grand-mère, la porte s’ouvre… sur un autre monde : Exégor.
  • Livre 2 : Le guerrier venu d’ailleurs, 14,95$
  • Après plusieurs tentatives, Victor découvre comment voyager à nouveau vers Exégor. Lors de ses escapades, il se voit conter la légende du Finnglasik : le guerrier venu d’ailleurs. Mais quel est le lien entre ce dernier et sa grand-mère?

Le magazine Le Libraire dit de la série:
« Brillamment écrite et bourrée d’actions »

Une collation de thé, café, jus et biscuit sera offerte gracieusement et des repas complets payants sont également disponibles au bistro lui-même. Les enfants sont les bienvenus, il y aura un coin « jeux » pour les plus jeunes, et un coin « lecture » pour les plus vieux. Les livres seront disponibles pour achat et signature sur place (argent comptant seulement), et il y aura une courte lecture de texte à 17h30.

Pour ceux peu familiers avec le parc Lafontaine, voyez la carte suivante pour trouver l’Espace Lafontaine (numéro 2) où se déroulera l’événement, ainsi que quelques possibilités de stationnement.

Vous pouvez confirmer votre présence sur la page Facebook de l’événement, ou tout simplement venir faire une tour sur un coup de tête! Il y aura de la place pour tout le monde (pour les biscuits, c’est premier arrivé, premier servi)!