Archives mensuelles : mai 2012

Renaud-Bray explique leurs Coups de Cœur

Mon billet de la semaine dernière s’est beaucoup promené. D’auteurs en lecteurs en libraires, il semblerait que j’ai touché un sujet qui intéressant particulièrement les gens. Je voudrais d’ailleurs préciser qu’il ne s’agissait pas du tout d’un résumé de l’article de Lurelu, mais bien de ma compréhension globale des grandes lignes expliquées. Le problème avec le global, c’est que, parfois, il ne s’applique pas aux spécifiques. Il semblerait que ce soit le cas pour les Coups de Cœur Renaud-Bray.

Roxanne Lalonde, Directrice Marketing de chez Renaud-Bray m’a contacté pour éclairer nos lanternes sur les sélections de leurs librairies. D’abord en commentant l’article, mais j’en ai profité pour lui poser quelques questions par courriel pour être certaine d’avoir toute l’info. Comme je l’avais dit, les coups de cœur sont à la base des sélections de leurs équipes. Par contre, par la suite la visibilité suivante est offerte gratuitement :

  • – Le collant sur la couverture
  • – L’insertion dans la liste des coups de cœur sur le Web
  • – L’insertion dans l’infolettre

Pour ce qui est de placement sur les cubes et les bouts d’allées, elle serait laissée à la discrétion du libraire.

Il n’y aurait donc que le cahier publicitaire dans lequel les Éditeurs doivent payer leur place, et cette publication serait complètement indépendante du programme de Coups de cœur.

 

Voilà! Il y a donc de l’espoir pour les excellents livres des toutes petites maisons d’édition!

Pour en finir avec les « coups de cœur » et autres étiquettes de librairies

UPDATE: Vous trouverez quelques rectifications à ce billet ici.

Dans le dernier Lurelu se trouve un article de Nathalis Ferraris sur la promotion des livres jeunesse. Cette lecture m’a permis de démystifier cette zone grise que sont les « coups de cœur Renaud-Bray », les « On aime de Archambault » et autres sélections littéraires de librairies. Est-ce que ce sont les libraires qui en font le choix? Est-ce que ce sont les éditeurs qui paient pour la visibilité? Étrangement, les réponses sont « oui »… et « oui ».

Voici donc comment ça marche!

Premièrement, les libraires lisent le tout et font un choix de ce qu’ils considèrent être des livres de qualité. Un mauvais livre ne peut donc pas s’acheter une étiquette « coup de cœur », ce qui permet à l’étiquette en question de garder une certaine crédibilité.

Ensuite, la librairie appelle l’éditeur du livre choisi pour lui annoncer la bonne nouvelle et pour lui faire l’offre qui vient avec cette sélection, soit une grande visibilité (vitrine, magasin, circulaires, etc.)… à prix réduit. Eh oui, cette visibilité n’est pas gratuite, même si elle est offerte à une fraction de la valeur estimée pour la visibilité. Si l’Éditeur n’a pas les moyens, tant pis pour le livre!

Donc :

Est-ce que ce sont les libraires qui choisissent leurs livres selon leur qualité? OUI!

Est-ce que les éditeurs doivent payer pour cette étiquette? OUI!

 

Bref, on en revient à mon billet « ce qui fait vendre les livres » , sur le fait que le choix de l’éditeur compte pour beaucoup. Le meilleur livre du monde, chez un éditeur sans-le-sou, n’aura qu’une visibilité bien réduite, quelle que soit sa qualité!

Le détail qui fait toute la différence

Cette semaine, une grande première. Je suis allée faire une animation scolaire dans trois classes de St-Bruno. Jusqu’ici, c’est du déjà vu. La nouveauté : chacun des 90 élèves avait lu mes trois livres au grand complet. Les professeurs avait choisi ma série Terra Incognita comme projet éducatif et avait donc lu, mais également décortiqué, expliqué et étudié les trois volumes.

Le résultat pour moi? Des tonnes de questions, plus fascinantes les unes que les autres, des élèves hyper attentifs puisqu’ils avaient un peu l’impression de me connaître déjà, bref les animations idéales. C’est un peu comme la différence entre être la véritable tête d’affiche d’un spectacle plutôt que d’en être la première partie : tout le monde connait déjà les paroles et sont avides et curieux de toute nouveauté apportée!

Quelques points intéressants :

  • – J’ai demandé, à main levée,  quel livre ils avaient préféré… et chaque classe a eu une majorité sur un titre différent. Il faut croire qu’il y en a pour tous les goûts!
  • – La question de « vont-ils éventuellement retrouver leurs parents » est revenue plus d’une fois! Ma réponse par contre, n’était pas très concluante (j’ai pas encore décidé!)
  • – Après le premier groupe, j’ai adapté mon animation pour y mettre une première période de questions au tout début de l’activité, sinon, ils avaient si hâte de me les poser qu’on était sans cesse interrompu!
  • – Une élève m’a particulièrement fait plaisir en venant me voir après l’animation pour me dire à quel point elle avait apprécié la lecture de mes livres.

Bref, que du plaisir! Le genre d’animations qu’on ferait presque gratuitement (presque)!

 

Le retour des animations scolaires!

J’ai une drôle de relation avec les animations scolaires. Toujours heureuse d’en « booker » une nouvelle, l’envie n’y est plus au moment du départ. Appeler ça la force de l’inertie, plus ça fait de jours que je reste tranquille à écrire à la maison, moins j’ai envie de sortir.

Pourtant, une fois sur place à bâtir de drôles d’histoires avec les élèves, je suis comme un poisson dans l’eau! Un petit « rush » d’adrénaline d’avoir tous ces yeux braqués sur moi, et je repars l’âme nourrie, heureuse comme un pape… jusqu’au prochain matin!

Je devrai pourtant bien m’y habituer: j’ai été acceptée au programme « La culture à l’école » qui permet aux professeurs de faire venir des auteurs gratuitement.  Beaucoup de matinée laborieuses… et de journée fantastiques en perspective!

Perles en chanson

Quand on aime les mots, on les aime sous toutes leurs formes! J’ai fait beaucoup de route cette semaine, ce qui veut dire que j’ai écouté énormément de chanson française. Voici, comme je l’avais déjà fait en 2010,  les quelques perles qui ont retenu mon attention.

Le premier est par un de mes chanteurs préférés, celui qui a fait revivre en moi l’envie d’acheter des disques de chanson française en me faisant découvrir ce que l’on appelle « la nouvelle scène ».

J’ai fait une crème au chocolat,
Comme j’avais plus de chocolat,
J’ai fait une colère à la place,
C’était moins bon.
(Perdre la raison, Bénabar)

Bon, je l’admets, la première rime est moche et répétitive. Ce qui me plait dans ce petit paragraphe, ce n’est pas l’utilisation de « faire un dessert » versus « faire une colère », mais bien le détail de la dernière phrase qui vient appuyer sur le jeu de mots avec un beau deux-par-quatre.

Le deuxième est une question de verbe :

Une place pour mes fesses dans cet autobus
Où qu’il aille, je me taille, je m’expulse
Dans la soute, je me voûte, au besoin je me strapontine
(L’autobus, Presque oui)

« Se strapontiner »! Verbe intransitif, signifiant s’asseoir sur un petit banc rétractable également appelé « strapontin » et disponible dans certains transports en commun. C’est presque aussi joli que le « Amélipouliner » de Maryvonne Rippert.

Le dernier est un titre plutôt qu’un couplet, celui d’une chanson de Aldebert :

Un dernier foot sous Chirac

Cela ferait un superbe titre de roman, un genre de Pancol au Masculin, un « coming of age » écrit par l’équivalent français de Stéphane Dompierre!